Recits et Captions de féminisation imposée ou les jolies femmes et les belles jeunes filles n'en sont pas vraiment. Bien evidement tout ici est fantasmé et la contrainte n'est qu'imaginaire. Un univers réservé aux adultes...
mercredi 20 février 2019
RECIT: UN MAITRE ASSERVI (3) par Ange Noir
PARTIE 3
Je me réveille en panique, rêvant que j’avais la gorge remplie de sable. En fait je suis atrocement assoiffé. Je suis complètement perdu, toujours cagoulé, je fais un effort pour trouver dans le noir la salle de bain, faire couler de l’eau au lavabo avant de revenir m’effondrer à nouveau sur le lit. Les pensées sont confuses, j’ai une gueule de bois et je choisis de me rendormir. Quelques heures plus tard j’émerge un peu plus. Je réalise que je ne suis pas attaché, je sens la pression maintenant insupportable de la cagoule que je me dépêche maladroitement d’enlever. J’ai l’impression de revivre, que l’air peut à nouveau rentrer dans mon corps, c’est jouissif. Je prends quelques minutes pour savourer cet instant et laisser les souvenirs de la veille revenir petit à petit. Une tentative d’érection accompagne cet effort de souvenir, illustrant si besoin était la profonde excitation qui était la mienne dans une situation pourtant terrifiante. La cage se rappelle à moi et je découvre, affolé, que le cadenas qui la ferme n’est pas celui que j’ai apporté. Une certaine panique m’emporte, me demandant comment faire par rapport à Isabelle. Je ne suis pas au bout de mes mauvaises surprises, tâtonnant, je découvre l’engin métallique qui me défonce le cul depuis des heures. Je le reconnais, j’en ai acheté un mais sans jamais l’avoir encore essayé. Je tire sur la tige mais rien ne bouge, il est profondément et solidement ancré dans mon fondement. Et la pression dans mon cul est bien plus importante que le plug que j’avais en arrivant, j’ai mal, cela sourd. Le cadenas qui le ferme me rend impossible toute perspective de l’enlever, et même de m’asseoir. Je suis effondré. Je me masse la mâchoire douloureuse, j’ai mal partout. Mon corps n’est qu’un énorme bleu strié de marques rouges et de nombreuses rigoles de sang séché. J’ai vraiment dégusté, et si j’ai souffert comme un damné, j’avoue que cela m’excite terriblement après. Jamais je n’ai ressenti un tel déchaînement de violence. Même si mes couilles sont gonflées et très douloureuses, je me dis qu’enfin j’ai vécu une expérience digne de mes pires désirs. Maintenant il faut que je m’en sorte et récupère ma vie d’avant. Ayant goûté à ces fantasmes extrêmes, je me sens prêt pour quelques années de vie tranquille. C’est quelque chose d’assez étonnant, comme si après un énorme repas, je me sentais rassasié pour longtemps. Même si à cet instant je ne sais pas trop combien de temps le longtemps durera, je sais que je ne suis pas prêt à reprendre autant de risques. D’autant que je suis loin d’être sorti d’affaires : il me faut me libérer de cette cage, de ce plug qui me bouche le cul et de cette tortionnaire qui effectivement ne semble pas plaisanter.
Mon téléphone me rappelle à la réalité. Deux courts messages de ma tortionnaire. Le premier pour me rappeler mes messages horaires après que j’ai pu dormir à loisir. Le second pour me mettre le lien du blog. Je découvre mi-horrifié, mi-fasciné toutes les photos et les textes qu’elle a pu poster. Je ne crois pas avoir jamais vu une séance aussi hard dans un blog, et j’en suis bêtement fier. Je l’ai rêvé et j’ai été capable de le supporter. Même si les dizaines de commentaires me font froid dans le dos. D’abord par la violence de leurs suggestions, mais aussi parce que je suis bien reconnaissable malgré la cagoule, avec mon portrait pour illustrer le blog. Je crains de ne pas en avoir fini avec elle, et je suis admiratif qu’elle ait pris le temps de mettre à jour le blog juste après notre soirée. Je me sens valorisé par elle, elle me fait vivre, c’est indéniable. Mais il faut que je mette un terme à la relation. Ce n’est pas la première fois, j’ai l’habitude ce cela avec toutes les soumises que j’ai pu avoir, c’est pénible mais je n’ai pas le choix. Cette séance m’a vidé, apaisé, je me sens vraiment bien. Je sens alors mon amour pour Isabelle, paradoxalement cette séance me fait l’aimer encore d’avantage même si j’ai senti une passion folle pour cette inconnue. Isabelle c’est la sécurité, et là j’ai peur de mes penchants. En même temps je me sens si bien brisé ainsi. Un peu dessoulé le prends mon courage à deux mains :
« Madame,
Merci pour cette soirée unique et inoubliable, d’avoir consacré ainsi autant d’énergie et de violence sur la misérable personne que je suis. Je me réveille brisé mais apaisé, honoré d’avoir eu la chance de croiser votre chemin.
Vous m’avez beaucoup donné, et je me sens vide de tout, en particulier de continuer ce chemin qui m’emmène je ne sais où. J’ai bien compris vos menaces et vos envies, et nous savons que ce n’était qu’une façon de me mettre en condition. Au pire je suis prêt à assumer, le sm est mode en ce moment, et je pourrais toujours arguer d’un pari ou d’une envie passagère. Ce qui n’est pas le cas, ne vous méprenez pas, mais je ne suis pas prêt à ce jour, j’ai tellement à perdre en particulier l’amour et la dévotion de ma soumise.
Je serais heureux de vous revoir peut-être dans d’autres occasions, peut-être pour dominer ensemble Isabelle ?
Je baise vos pieds avec ferveur
meo »
J’envoyais le message, un peu stressé de la réponse, profitant pour prendre une douche bien brûlante qui me fit mal sur tout le corps mais détendit mes muscles. D’un seul coup, la globalité de la situation me revint en tête, en particulier le contrôle de mes comptes en banque. Je me ruais hors de la douche, enfilait le peignoir pour aller changer les mots de passe de mes comptes en banque et bloquer ma carte de crédit. Hébété, je ne pu me connecter à mon compte et au bout de trois essais il fut bloqué. Mon email lui-même ne répondit plus, je ne su donc jamais si elle m’avait ou pas répondu. Nous étions dimanche, la banque fermée, j’appelais et faisais bloquer mes différentes cartes bancaires, au moins limiter la casse de ce côté-là. Pour les comptes, je m’en occuperai lundi à la première heure, elle ne pourrait rien faire d’ici là. Je m’étais mis dans une sacrée merde et je n’étais plus si certain d’être prêt à tout assumer ainsi en public. En plus la cage et le verrou dans le cul étaient bien présents pour m’humilier davantage. Demain j’irais acheter un coupe boulon, mais d’ici là il me fallait rentrer et affronter Isabelle. J’hésitais sur la marche à suivre. Mais tout lui dire serait sans doute trop risqué, elle était fragile et ne comprendrait pas. Mais revenir tout tendre n’était pas non plus une option avec la cage et mon cul cadenassé ainsi. J’improviserai, elle croyait toujours tout ce que je lui disais, et je lui dirais que je suis simplement malade, et que j’ai besoin de dormir. Il était temps de quitter le palace. Impossible de prendre un taxi avec ce que j’avais entre les fesses, je marchais jusqu’à la maison, en ayant récupéré la cagoule pour ne pas la laisser traîner dans la chambre. J’avais remarqué que mon inconnue de la nuit avait tout embarqué. Pas de message téléphonique non plus d’elle qui n’ignorait pas que mes mails étaient inaccessibles, peut-être qu’elle était dans le même état, épuisée et vidée, et était d’accord pour mettre un stop. Mon état apaisé au réveil s’était nettement détérioré, je ne savais plus quoi penser.
Le temps de faire le chemin de retour et je n’étais plus si certain de moi. Ni d’être prêt à ce que cette soirée soit dévoilée à Isabelle ou d’autres personnes, ni finalement d’être prêt à renoncer à ce que j’avais pu entrevoir. L’excitation n’avait finalement pas été aboutie, j’avais à nouveau une envie de jouissance folle et je me sentais prêt à tout. La fatigue aidant, mon érection était continue, douloureuse avec les pointes de discipline, me gênant pour marcher. Je craignais que mon sexe saigne à être ainsi martyrisé dans sa cage. Pourtant rien que cette image m’excitait, j’étais complètement dingue ! J’arrivais à la maison dans une totale incertitude et une interrogation grandissante quant à mon cul cadenassé : j’étais de moins en moins certain de pouvoir m’en sortir seul et je n’avais aucun plan en tête. Isabelle descendit l’escalier pour venir à ma rencontre. Elle était sublime et ce n’était pas mon état d’épuisement qui me trompait. Sa jupe en cuir lui arrivait au-dessus du genou tandis que ses bottes noires à talons aiguilles métalliques magnifiaient ses jambes gainées de noir. Je me fis la réflexion qu’il faisait assez chaud pour ne pas en porter, mais que c’était ainsi magnifique. Elle portait un simple pull à même la peau, sans soutien-gorge, moulant étroitement sa maintenant grosse poitrine, et je devinais aisément ses tétons qui pointaient toujours facilement. Son visage était indéchiffrable, calme, je la trouvais sublime et le lui dit. Le compliment sonna dans le vide.
« Alors où étais-tu ? C’est quoi cette idée de partir sur un coup de tête ? Elle s’assit dans notre canapé blanc et je posais délicatement une fesse sur le fauteuil en face terrorisé à l’idée de m’estropier.
- Ecoute n’en parlons plus, j’étais énervé, j’avais besoin d’air.
- Cela fait longtemps que je ne te sens plus, tu as rencontré quelqu’un ?
- Mais non ma chérie, bien-sur que non. Tout va bien, je t’aime plus que tout
- Alors pourquoi tu ne me dis pas la vérité ?
- Il n’y a rien à dire, c’est pour cela. Tu veux bien qu’on ne s’engueule pas ? Je me sens malade, je crois que je vais aller me coucher.
- Oui tu as une mine affreuse »
Je regarde Isabelle, elle a l’air furieuse. Où est donc le moineau que j’ai accueilli initialement ? Ce n’est vraiment pas le moment de me prendre la tête. Je me lève et passe à côté d’elle pour monter dans notre chambre, quand, d’un mouvement rapide, elle agrippe mes couilles au travers de mn pantalon en toile, les serre en me tenant fermement. Je hurle de surprise et de douleur, tétanisé.
« C’est cela ta maladie ? Son regard est noir, je vacille, elle met une tension vers le bas et je suis obligé de suivre et de me retrouver à genoux à côté d’elle. Je ne sais pas quoi dire, la douleur est atroce, mes couilles sont si sensibles.
Tu n’as rien à dire ? Tu reviens avec une cage de chasteté et je ne sais quoi d’autre et tu n’as rien à dire ? Et dans ton petit sac que vais-je découvrir ? Je baisse la tête, humilié par ma propre soumise.
- Ce n’est pas ce que tu crois…
- Au contraire je suis certaine que c’est ce que je crois. Putain ! Tu parles d’un Maître. Tu es une petite lopette qui est allée se faire taper dessus. Et tu penses revenir et que je vais être bien obéissante ? Alors tu es une petite pédale soumise ? Isabelle est hors d’elle, la rage qui l’habite depuis des jours et des jours la rend violente et terrifiante, elle est enfin en face de moi à pouvoir exprimer tout son mépris
- Attends, pitié s’il te plaît, je vais tout te dire, mais lâche-moi »
Isabelle, curieuse, relâche son étreinte. M’ordonne de me déshabiller, ce que je fais dans une honte indicible. Son ton ne mérite pas discussion et je n’ai qu’une idée c’est l’apaiser. Qu’elle découvre mon sexe encagé et blessé par les pointes de discipline, mon cul fermé, et surtout toutes les marques et trainées de sang me rend rouge et m’humilie pire que jamais. Inconscient mon sexe tente, en vain de se redresser. Pas de doute l’humiliation extrême m’excite. Je me fais encore plus honte. Elle ne dit pas un mot, renforçant mon malaise. Je croise son regard méprisant, je baisse les yeux. Ma confiance au réveil n’est plus qu’un lointain souvenir. Le seul avantage de la situation c’est que ma tortionnaire ne peut plus me dévoiler à Isabelle puisque c’est fait. Elle me dit qu’elle veut tout savoir et depuis le début, et qu’elle saura si je lui mens et me le fera payer cher. Elle reprend dans ses mains mes couilles, je n’ose me défendre, et je tremble de peur. J’ai déjà tellement mal. Mes couilles naturellement grosses, sont maintenant gonflées comme des baudruches et ont une teinte noire des plus inquiétantes. Je ne compte plus avoir de progéniture, mais cela ne manque pas de m’inquiéter quand même. De toute façon je suis bien trop mal pour réfléchir à un quelconque mensonge et comme elle le dit souvent, la vérité est bien plus simple à dire. Aussi je dis tout, me rendant compte progressivement de ma folie, que ce soit ma carte d’identité, mais surtout mes comptes. Isabelle me fait répéter cela, incrédule que j’ai pu aller aussi loin, méprisante que je nous ai mis en danger ainsi tous les deux. Sa main serre toujours mes couilles et je sens quand certaines parties lui plaisent moins, la tension devient insupportable, je me concentre sur ma respiration. Je suis bien obligé de lui dire que je ne connais pas la femme qui m’a maltraité, ce qui me rend vraiment stupide à ses yeux. Elle me demande comment je sais que ce n’est pas un homme ? Là je suis comme un con, je réponds le parfum, mais c’est facile de mettre un parfum. J’ai senti des ongles, cela aurait pu être un homme c’est vrai. Et le god ceinture, comment cela serait-il un homme ? Elle me fait remarquer que c’est peut-être simplement que je me suis fait baiser par un homme. C’est humiliant, je ne peux rien lui rétorquer, et mes comptes qui sont bloqués, elle me panique en me disant que cela ne doit pas prendre beaucoup de temps pour les vider, peut être 48 heures, peut-être elle ou il avait commencé avant ce samedi. Je suis au bord des larmes.
« Comme cela tu as besoin d’être dominé et de vivre comme un esclave ?
- Non je ne sais pas, j’avais envie d’essayer, c’était plutôt un jeu, je me défends mollement
- Tu parles, tu connais beaucoup de personnes qui se mettent en danger comme tu l’as fait
- Non, mais je n’ai pas su bloquer les demandes
- Oh si tu aurais su, tu n’as pas voulu. Ce n’était pas ta première tentative de soumission en plus, c’est quelque chose que tu as profondément en toi, je pense même que c’est ton vrai toi et qu’avec moi comme avec les autres tu joues un rôle.
- Pourquoi tu dis cela ?
- Je repense à notre relation, et dans les faits c’est vrai que tu es un merveilleux Maître car tu es toujours comme j’ai envie que tu sois, tu t’adaptes et tu fais tout pour me rendre heureuse. Tu es de fait totalement soumis à mes envies et à mes désirs.
- C’est parce que je t’aime
- Tu parles ! Je suis certain que tu es toujours ainsi. Et si tu m’aimais tu m’aurais parlé de tout cela. Et maintenant qu’est-ce que tu vas faire ? Me quitter et te mettre à son service ? Tu ne la connais même pas !
- Non bien entendu que non ! Je t’aime !
- Et moi tu crois vraiment que je vais continuer à t’aimer après cela ? Tu es minable, médiocre, le pire des soumis. Et elle ne va pas te lâcher, tu imagines ma honte que tes filles, ma famille, nos amis découvrent quelle lopette j’ai comme mari, jamais je ne m’en remettrais.
- S’il te plaît, c’est juste un faux pas, une expérience, je suis prêt à tout pour toi.
- C’est ce que tu lui dis à ta Maîtresse ? Et hop dès qu’elle va siffler tu vas venir remuer ta queue. Elle est bien amochée ta queue d’ailleurs, elle t’a bien jaugé en te mettant une cage comme cela, tu ne vas pas aller faire plein de bêtises. Je suppose que tu n’as pas la clé, pas plus que celle de ton cul ?
- Non c’est vrai.
- Et tu penses t’en sortir comment sans aller la voir ? Ne compte pas sur moi pour t’aider, tu me donnes juste envie de vomir. »
Je suis confus, Isabelle prend un ton que je ne lui connais pas, elle doit être vraiment irritée. Et de fait elle l’est, totalement schizophrène à ce moment dans son jeu. Elle aurait aimé être actrice, avait pris plein de cours de théâtre avec une capacité très forte à rentrer dans un personnage. Facilité d’autant plus grande que le personnage est sa profonde personnalité qu’elle n’a jamais eu le courage d’exploiter pour diverses raisons. De sa main libre, elle me gifle à toute volée, je suis groggy, les coups pleuvent du plat et du revers de la main, tandis qu’elle me maintient par les couilles. Bizarrement, je ne pense même pas à me protéger, peut-être cela va lui permettre de se calmer et de passer dessus. Plus lâchement, je me dis que c’est bien plus supportables que les mots qui ne font que m’enfoncer.
«Puisque tu as envie d’être traité en esclave, tu vas être servi. »
Elle me plante un regard que je n’ose soutenir, je me sens vraiment en-dessous de tout. Elle me commande de me mettre à genoux, la tête contre le sol, de ne pas bouger. Je ne sais quoi penser, mais mon corps me trahi, la douleur dans mon entre-jambe est bien l’expression de mon excitation contrariée. Je la trouve belle et sexy, et je suis d’un coup un peu intimidé, mes yeux sur ses bottes que je trouvent magnifiques. Elle a de petits pieds et les talons lui vont toujours à ravir. Elle sort quelque chose de son sac, j’entends un pschitt, elle se met du parfum, et tout mon monde s’écroule. Mes pensées se bousculent et je n’arrive pas à formuler l’évidence, comme si celle-ci se dérobait à ma raison. Mon corps se met à trembler de façon incontrôlable, je m’enfonce sans arriver à m’agripper à quoi que ce soit.
« A l’évidence tu es fait pour être un esclave, une petite femelle à dresser. Et tu vas être ma petite femelle. Croyais-tu pouvoir m’échapper vraiment avec ton pauvre message d’échappement ce matin ? Cette nuit n’a été qu’une mise en bouche. Je vais t’offrir le plus beau des cadeaux, un cassage hyper intensif pendant deux mois, puis un dressage en bonne et due forme. Tu vas être l’esclave le plus profondément transformé, torturé, contrait que tu n’aies jamais vu. Ce sera si terrible que même les plus aguerris ne pourront t’envier.
J’ai un beau certificat médical, tu es en maison de repos pour deux mois, sans aucune visite, le darknet est vraiment très pratique pour ces choses-là. Personne ne s’inquiètera et dans deux mois, même tes filles ne se poseront plus trop de questions. Et quand elles te reverront elles seront juste dégoûtées par toi.
La bonne nouvelle c’est que tu n’as plus besoin de m’envoyer de mail toutes les heures. La mauvaise c’est que tu vas tellement souffrir que tu regretteras tes nuits passées.
J’ai fait des miracles ce matin pendant que tu te prélassais dans ton palace. Deux petits soumis sont venus installer le matériel que j’ai acheté à la place de la salle de sport, et j’ai vidé un placard pour en faire ta niche à jamais. J’ai aimé sentir leur bite en moi, pour paiement des travaux et en attendant plus, alors que tu me snobes depuis si longtemps. Et plus jamais tu ne pourras utiliser ton petit tuyau. Jamais tu l’entends tu ne jouiras plus. J’étais trop bête pour m’abandonner à toi, tu ne mérites qu’un mépris profond, et tu vas le regretter. Ton compte en banque est sérieusement écorné, mais tu n’en verras plus jamais la couleur, je te le promets. Toi qui te stressais tant pour l’argent, tu n’as plus qu’un stress à avoir, ne pas me déplaire, même légèrement. Je vais t’apprendre à souffrir en permanence et de façon exponentielle que tu n’aies aucune accoutumance.
Finalement c’est nos vies rêvées, moi jouissant de la vie, de ton argent si bien gagné depuis des années, je vais sans doute arrêter mon travail inutile, baisant les hommes et les femmes qui me plaisent, je suis si jeune et si sensuelle comme tu dis. Et servie par un esclave aux ordres, prêt à tout, qui fera de moi une reine dans le milieu sm. Peut-être que je divorcerai pour le remarier, te mettant à la rue sans rien, si tu me déplais. Parce que d’ici quelques moi tu n’auras plus rien à toi, même plus un compte en banque, tu seras en total dépendance.
Si tu as un doute, rappelle-toi que j’ai tenu toujours toutes mes promesses, en tant que soumise et en tant que ton interlocutrice mystère ! Et si tu crois m’aimer, tu vas voir la dévotion qui sera la tienne dans quelques mois, une dévotion panique c’est vrai, mais définitive et absolue, tu n’existeras que par et pour moi.»
Mon esprit s’effondrait progressivement. L’image de ma tourmenteuse et celle d’Isabelle fusionnaient petit à petit. Cela dépassait mes capacités cognitives du moment. Comment avais-je pu ainsi ne me rendre compte de rien ? Ce qui me frappait le plus c’est le ton d’Isabelle. Une voix que je n’aurais jamais reconnue, si posée, si basse. Une voix qui m’excitait diablement, je devais bien l’admettre. Cette situation faisait disparaître toute trace de culpabilité vis-à-vis d‘elle, je me sentais stupidement dans un confort extrême, entre de bonnes mains, car je savais qu’Isabelle était quelqu’un de bien, sans me douter le moins d’un monde que j’avais ouvert la boite à Pandore. Ses mot résonnaient en moi, c’est vrai qu’en tant que Maître, j’étais dur, mais je m’adaptais à chaque instant à ce que ma soumise désirait, c’était une dureté de façade, incapable en fait d’exprimer mes véritables désirs qui n’étaient en rien ceux de la domination. Ce que j’avais vécu la nuit précédente de sa part n’était pas pour me faire plaisir, mais pour exhaler sa violence et parce qu’elle le désirait.
Le coup de pied entre mes cuisses me pris par surprise, je m’écroulais le souffle coupé, Isabelle recommença à plusieurs reprises, pour me mettre k.o. J’appris que le programme des deux mois pour me briser commençait maintenant. Je repensais à toutes les suggestions du blog et en découvrant la salle de sport reconvertie en salle de torture, je réalisais qu’Isabelle semblait vouloir contenter tout le monde et tout essayer. Il devait y en avoir pour 100 000 euros de matériel, j’étais effaré, excité, perdu. De toute façon je n’y pouvais plus rien. Isabelle me fit faire un rapide tour des achats qu’elle avait fait, en particulier à un menuisier qui avait accepté de travailler en priorité. Je ne disais rien, surpris de la présence de deux fuck-machines, pourquoi deux ? Dans le coin eau une sorte de grande bassine était positionnée avec un broc à lavement qui ne présageait rien de bon. La salle possédait deux grands placards commençant à 1 m de haut. Ils avaient été vidés. Dans le premier des étagères remplies d’accessoires, dont une grande partie que je possédais déjà envoyaient une image menaçante de ce qui m’attendait. Le deuxième placard était vide, 1m50 de long sur 80 cm de profondeur et 1 mètre de haut, avec juste une prise électrique, une caméra de contrôle et une lumière. Il fermait hermétiquement avec un loquet extérieur et une grille d’aération et était parsemé de crochets. Ce serait ma niche pour les deux prochains mois m’appris Isabelle en riant. Et sans doute pour le reste de ma vie !
A SUIVRE....
mardi 19 février 2019
RECIT: UN MAITRE ASSERVI (2) par Ange Noir
Attention certaines parties de ce recit peuvent etre choquantes.
PARTIE 2
« Petite chose,
J’ai passé une semaine agréable rythmée par tes 24 mails quotidiens et surtout ta détresse grandissante. As-tu remarqué que l’angoisse du début a laissé place à une fébrilité et une frustration grandissante ? Je ne te demanderais pas si tu t’es caressé, je suis certaine que oui, les médiocres dans ton genre n’obéissent que dans la contrainte et par la peur du bâton. Il n’y aura pas de carotte pour toi. Tu ne mérites que mon dégoût.
Souviens-toi de mon profil initial, je cherche une relation non consensuelle dont tu ne pourras sortir par ta propre volonté, sauf à en payer un prix délirant. Je possède assez d’information sur toi pour que tu n’aies pas envie de faire demi-tour et je ne t’en donne pas les moyens. Tu es contraint d’avancer comme et quand je le souhaite. Dans ma conception du non consensuel, il n’y a pas de carottes mais que du bâton, et les punitions seront totalement démesurées par rapport aux fautes. Que chacune des punitions reste marquée dans ta mémoire, provoquant peur panique de recommencer. Tu verras c’est très efficace.
En sus de tes contraintes horaires, je suis certaine que tu es bien épuisé, je veux que tu crées un blog où tu apparaisses à visage découvert, en publiant chaque jour un nouveau post avec une photo suggestive de toi en esclave. Tu as déjà les photos de tes cuisses, celle avec la marque au feutre, tu en trouveras d’autres à faire chaque jour, qui devront être humiliantes, rabaissantes. Et dans la mesure du possible qu’on voit ta tête. Dans la présentation du blog, tu mettras un portrait de toi et tu te décriras de façon exacte en disant où tu vis et qui tu es. Le nom du blog sera esclave de Noir Désir, et il sera ouvert à tout le monde. Le mot de passe sera le prénom de ta soumise, n’est-ce pas délicieux ? Je veux que le blog soit créé pour ce soir minuit, et fais-le le plus joli possible. Je veux que ta déchéance soit publique, même si objectivement je crains que personne ne vienne le voir de sitôt. Du moins si je ne les y encourage pas… Tous les jours un nouveau post et qu’il soit au niveau de tes suppliques si tu ne veux pas que certaines personnes de ton carnet d’adresse reçoivent des messages curieux de ta part. Tu le créées avec mon mail comme administratrice, et toi simple rédacteur. Ainsi tu ne pourras pas le fermer quand j’aurais changé mon mot de passe.
Il n’est plus temps pour toi de réfléchir, mais simplement agir. Je n’attends qu’une réponse, oui Madame, bien Madame et que tu t’exécutes vite et bien.
J’ai commandé divers accessoires sur un site pour gay sm, tu vas être comblé, c’est de la qualité. Un peu cher, mais comme ton compte est bien approvisionné, cela ne sera même pas un problème pour toi. Tu vas recevoir d’ailleurs un paquet à ton nom, fais-en sorte que ta soumise ne l’ouvre pas, elle serait un peu surprise. C’est un set de trois plugs en métal qui peuvent se porter en 24/7. Tu vois je suis une fée, je commence déjà à réaliser tes fantasmes les plus forts, tu vas vivre dès réception enculé en permanence.
Libères-toi samedi soir, je te donnerai les instructions, prévois toute la nuit. Tu seras libre au plus tard dimanche midi.
Je consacre beaucoup d’énergie à te prendre en main, ne me déçois en rien, sache que je serais une tigresse et le message à ta soumise n’était qu’un avant-goût bien innocent.
Madame »
Enfin un message, j’étais tellement en manque, je sentais bien que je sombrais heure après heure, sans avoir rien à quoi le raccrocher. Je suis paniqué cependant à le lire. Et mon sexe est dur comme jamais alors que j’avais tendance à devenir vraiment mou ces derniers mois. C’est à la fois ce dont j’ai toujours rêvé, mais aussi ce qui me panique le plus, je ne contrôle vraiment rien. Elle me fait rire avec son jeu innocent : Isabelle n’a cessé de me parler de ce mail reçu avec ces marques. Elle m’a soupçonné d’avoir dialogué avec un autre couple, que je veuille lui faire ces marques, se perdant en conjoncture. Mais elle était surtout furieuse que son mail personnel soit ainsi divulgué. Elle déteste cela, et je la comprends bien. Comment lui dire que je n’y suis pour rien. Enfin c’est ce que je me dis, mais ce n’est pas vrai. Madame est vraiment sérieuse et je me suis mis dans une drôle de situation. Je vois sur mes débits plusieurs achats sur un site allemand, des sommes non négligeables, je suppose que l’un m’est destiné. Isabelle n’ouvre jamais le courrier donc je ne suis pas inquiet de ce côté-là, mais comment vivre avec un plug dans le cul à ses côtés. Ce ne sera pas la première fois que je serais ainsi le cul rempli, j’ai passé mon adolescence à tester toute sorte d’objet et d’humiliations anales, mais c’est toujours seul et pour quelques heures. Et le blog, là je frémis. Si Madame est sérieuse, la possibilité que quelqu’un me connaisse et aille sur ce blog est très faible, mais ne fera que grandir avec le temps. Surtout il suffira à Madame de diffuser l’adresse du site pour me nuire cruellement. Et c’est sans doute son objectif, elle me tient déjà un peu, mais avec ce blog elle me tiendra totalement, avec ces photos abjectes de moi. C’est une pente glissante, plus j’avance et plus elle me tient, et si je fais mine de m’arrêter alors je serais cloué au pilori. Comment faire autrement qu’obéir ? Que dire à Isabelle ? A mes filles ? Mes amis ou relations ? J’aurais vraiment trop honte et une honte qui ne m’excite en rien. Elle a raison je n’ai pas le choix. J’aurais pu et dû tout arrêter très vite, mais j’ai voulu jouer. Je me mets tout de suite à la création et rédaction de son blog. J’ai juste répondu comme elle exigeait, Oui Madame, Bien Madame. Et du coup je me laisse porter par l’excitation, puisque la culpabilité et le remord ne sont d’aucune utilité. Obéissant je ne touche pas mon sexe, et contrairement à ce qu’elle pense, Je ne me suis plus touché depuis qu’elle m’en a donné l’ordre. Sinon tout cela ne rimerait à rien. Cependant j’en ai terriblement envie et je commence à prendre conscience que le non consensuel est vraiment difficile. Je me sens vraiment pas du tout pris en compte, c’est très curieux, alors qu’en même le sujet principal.
Isabelle me regarde pensivement en coiffant ses longs cheveux bruns. Elle me découvre incroyablement fébrile et hagard. Le manque de sommeil devient critique, elle se demande si elle doit alléger ou pas le rythme des messages. Cela lui plaît de me pousser au bout et ainsi d’asseoir son pouvoir, mais elle n’a pas envie de perdre son nouveau jouet. Isabelle s’introspecte énormément, surprise de ce qu’elle découvre sur elle-même. C’est certain qu’elle s’inspire énormément de tout ce qu’elle a lu dans ce genre de situation. Pourtant toutes ces décisions, tous ces ordres sont bien les siens. Il n’y a là rien de superficiel mais une volonté farouche et puissante qu’elle sent naître. Est-elle simplement un caméléon qui s’adapte à la situation nouvelle ou bien une porte s’est-elle ouverte dans son esprit. Elle a toujours été réservée, en retrait, timide. Et en quelques jours tout est sens dessus dessous, elle prend le contrôle, décide, et surtout dispose d’une réelle vision de ce qu’elle désire et finalement que je lui offre. Peut-être, se dit-elle, sentait-elle cela inconsciemment quand nous nous sommes rencontrés ? Elle avait aimé une certaine vulnérabilité chez moi, une capacité de tendresse et d’amour dont elle avait besoin, ainsi qu’une protection qu’elle croyait nécessaire. Mais à cet instant elle est fière de voir comment je me suis fait manipuler et emmener, et me voir ainsi tout perdu, ayant déjà donné les principales clés à une inconnue qui a su le prendre, est très exaltant. Parce que si son amour a basculé dans le mépris, elle sait que je suis un très bel homme, attirant, charismatique, aisé. Aujourd’hui, elle n’a plus besoin de personne, plus jamais après être trahie ainsi. C’est elle qui mène le jeu. Elle pourrait ressentir de la gratitude à mon égard, mais c’est bien l’inverse qui l’habite, juste l’envie de me donner ce que je réclame et me détruire. Elle sait bien que je fantasme et que ce n’est pas probablement pas ce que je désire vraiment, mais me prendre au mot est trop jouissif. Elle s’est elle-même commandé de nombreux accessoires sur le site meo en Allemagne qui regorge de trouvailles pour supplicier un esclave. Elle a bien compris qu’il ne fallait en rien lâcher l’emprise mais au contraire la faire croître chaque jour de plus en plus et tel est bien son intention. Elle prend cela très au sérieux, note, trie, réfléchit, commence à échanger sur des forums spécialisés, approfondissant cet univers qu’elle a toujours aimé et côtoyé mais visiblement se trompant de côté !
Dès que le blog fut créé avec son email, Isabelle changea le mot de passe. Ainsi je ne pouvais plus qu’ajouter des articles mais plus rien faire d’autres. Etant très occupé sur mon écran et à lui envoyer ses messages exaltés toutes les heures, je ne voyais pas qu’elle y passait elle-même un peu de temps pour le rendre plus joli et agréable à lire, mais aussi plus efficacement présent sur la toile. Il y avait des photos de moi à genoux, tête baissé, avec des marques sur les cuisses, avec le message sur mon torse. Pour m’humilier plus encore je fis des photos avec différents objets enfoncés dans mon cul, et même une tige dans mon méat. Avec un masochisme dopé par mon manque de sommeil, je m’enfonçais dans la destruction de mon image qui avait tout pour être ravageuse. Je voulais l’épater, qu’elle se dise que j’étais différent, ma vanité et mon arrogance s’exprimait même là. Je fermais une à une toutes les portes de sortie, j’étais pieds et poings liés. Si j’avais pu dormir, me masturber deux ou trois fois, j’aurais réalisé la folie dans laquelle j’étais, mais ce n’était pas le cas. Dans un dernier article je me prenais en photo buvant ma propre urine et rêvant que cela soit celle de ma propriétaire, et que cela soit mon seul breuvage.
Pendant la semaine Isabelle me tendit un colis qui était arrivé pour moi, lourd. Sans surprise à l’intérieur les trois plugs métalliques m’attendaient, percés en leur centre avec un bouchon pour les fermer. Si le plus petit me paraissait déjà imposant, le plus gros me semblait impossible à mettre en place, physiquement, les os du bassin devant l’en empêcher. Quelques mois plus tard, je découvrirais qu’il n’en était rien. La nuit venue, Isabelle couchée, je suis allé à la salle de bain pour m’ouvrir un peu le cul. J’avais pris un assez gros god, rempli de vaseline, et m’était bien empalé dessus une dizaine de fois. Mon cul sollicité ces derniers jours étaient un peu douloureux mais déjà assoupli. Mettre en place le plug métallique fut douloureux, il fallut que j’appuie fort, mais une fois en place, je dois avouer qu’il était plutôt confortable. Même en m’asseyant dessus, je compris qu’effectivement c’était un plug permanent. J’avais reçu comme instruction de le porter continument de réception, aussi j’envoyais une photo à ma Maîtresse et postait un nouvel article de blog. A mon grand soulagement elle me permit de n’envoyer des messages que toutes les deux heures pendant la nuit. Je ne dormis pas mieux, le plug étant de plus en plus présent au fur et à mesure du temps, jusqu’à devenir totalement insupportable. Sans que je ne puisse rien y faire. C’était la vie dont j’avais rêvé, et c’était bien plus difficile que je ne pensais. J’hésitais à aller le retirer, elle n’en saurait rien, mais j’avais peur de ses réactions, et je me dis que le jour où je la rencontrerais elle le saurait. Je devais accepter ma totale reddition. A distance c’était sans doute bien plus insupportable et compliqué qu’à ses pieds.
Le week-end approchait et je n’avais toujours rien dit de la nuit de samedi à Isabelle. Cela me rendait terriblement nerveux, je ne savais pas quoi faire. Je faisais l’autruche ne disant rien, mais je sentais bien qu’elle m’observait et il est vrai que je n’étais plus du tout là avec elle. Pourtant elle ne me faisait aucun reproche, ne disait rien, je la voyais juste pensive à me regarder de façon étonnée. Le samedi matin, après une nuit quasiment blanche due au plug qui me gênait considérablement, je reçu les instructions de ma Maîtresse. C’est ainsi maintenant que je pensais à elle, sachant que je me devais d’aller dans sa direction. Ce qui me rassurait c’est que je savais que d’une part 100% des personnes allaient bien moins loin dans les actes que dans les paroles. Mais d’autre part, que cela demandait une telle énergie de la part du dominant, qu’il n’y avait aucune chance que cette mystérieuse femme dont je ne connaissais finalement rien, aille jusqu’au bout de quoi que ce soit. Il est vrai que dans les relations SM encore plus que dans les relations traditionnelles, le commencement était l’apogée de la relation. Je me berçais de ces illusions en lisant son message :
« Ma petite femelle,
Cette désignation te convient bien, je vais faire de toi une petite femelle bien dressée, à la chatte béante pour pouvoir recevoir tout ce que je voudrais dedans, au corps mou et tendre sans plus aucune énergie, totalement passive, offerte et dépendante. Cela va être délicieux et j’ai trop hâte de commencer ton dressage. Tu vas publier ce jour ton dernier post sur le blog, pendant les deux mois qui vont suivre ce sera moi qui informerai tes lecteurs de la progression et du contenu de ton dressage. J’en ferais sans doute un peu la publicité dans le milieu, pour avoir des avis et des conseils pour te détruire un peu plus et te réduire à l’état de femelle, ni mâle, ni femme, à peine humain.
Ton petit cul doit commencer à bien souffrir à porter le plug en permanence, tu ne t’en rends sans doute pas compte mais ta démarche doit s’en ressentir. Je suis certaine que ta petite soumise s’en est rendue compte, mais trop sage, ne t’a fait aucune remarque à ce sujet. Dans quelques temps tu le regretteras quand tu en auras des encore plus gros que ceux que tu as reçu. Tu penses que c’est impossible, mais comme tu penses toujours de travers malgré ton arrogance, tu verras que je tiens absolument toutes mes promesses, à l’esprit et à la lettre. J’espère que tu as pris les devants pour expliquer ton absence de samedi soir.
Tu te rendras au Shangri-la près du Trocadéro, j’y ai pris une suite junior pour la nuit, nous serons tranquilles et à l’aise pour échanger et nous découvrir de façon plus approfondie, tu ne crois pas ? En arrivant à l’hôtel à 20 heures précises tu demanderas à l’accueil une enveloppe à ton nom, Médor. Pour l’instant cela me convient mais il faudra bien entendu le changer pour un nom exprimant plus que tu es une femelle soumise. Le numéro de la chambre et une carte magnétique t’ouvriront l’accès à ton prochain univers de plaisir. Ou plutôt de plaisir pour moi. Dans la suite, tu ne perdras pas de temps. Tu ne seras venu sans aucune affaire particulière, sinon la cage de chasteté que tu as dû recevoir, et bien entendu ton plug qui ne te quitte plus. J’espère qu’ils n’ont pas de portiques métalliques à l’entrée sinon tu vas sonner dans tous les sens ! Tu te mets nu, tu mets ta cage de chasteté avec un cadenas non fermé, je veux avoir le plaisir de le fermer moi-même, et les clés dessus bien entendu. Sur le lit tu vas trouver une cagoule en cuir, il faut que tu l’enfiles et que tu serres bien le laçage, qu’elle épouse la forme de ton visage et te presse de toute part. Si elle n’est pas assez serrée, je le ferais et tu le regretteras ! Avec cette cagoule tu ne verras rien, tu n’entendras rien, et le plug gonflable, qui va avec, te permettra de rester bien silencieux. Tu le mets dans ta bouche et tu le gonfle pour qu’il remplisse toute ta cavité buccale. Là aussi si ce n’est pas assez c’est moi qui le ferais et tu le regretteras. Une paire de menottes pour tes chevilles, une autre pour tes mains dans le dos. Tu attends ainsi à genoux aux pieds du lit, en te remplissant de ta condition de sous-homme et en réalisant que c’est la première journée de ta vraie vie.
La moindre désobéissance par rapport à ces ordres simples provoquera alors l’envoi à tout ton carnet d’adresse d’une copie du blog, auquel j’ai rajouté quelques-uns de tes messages. Tu peux aller voir, il t’es totalement inaccessible dorénavant et il te faudrait des mois avant de pouvoir le faire supprimer. J’avoue que cela comblerait bien mon plaisir de te briser ainsi en l’envoyant à tout le monde, mais je n’aurais plus de jouet ensuite et j’ai encore beaucoup de choses en stock pour toi. J’espère que tu ressens l’honneur qui t’est fait que tu sois ainsi pris en charge et accepté pour vivre ton rêve. Je sais que c’est ce que tu as toujours rêvé de faire et ainsi je suis la bonne fée qui vient t’exaucer. Tu as gagné au Loto de la vie !
Ta Propriétaire »
Gagné au Loto de ma vie ! Je réalisais que j’avais sans doute fait la pire bêtise de ma vie de me mettre ainsi en danger. Il ne me restait que peu de temps pour décider de ce que j’allais faire tout en continuant d‘envoyer mes messages horaires, qui m’empêchaient d’avoir les idées claires, et me ramenaient chaque fois à mon désir extrême d’abandon et de soumission. J’avais essayé bien entendu la cage, et j’avais été profondément excité de me sentir enfermé et contraint, même sans mettre les vis de punition. Je ne voulais pas me blesser. J’avais pris un cadenas avec trois clés, j’en donnerai deux à ma tortionnaire pour pouvoir me libérer en rentrant sans qu’elle n’en sache rien. Il fallait maintenant que je prévienne Isabelle de mon absence. Cela n’était jamais arrivé en trois années, je ne trouvais rien de vraiment crédible. Du coup j’inventais une envie d’aller voir la mer, seul, pour me ressourcer, que j’étais épuisé en ce moment et que je voulais prendre du recul. Je n’étais pas très crédible, et Isabelle me bombarda de questions : pourquoi elle ne venait pas ? Pourquoi d’un seul coup ? Où j’allais ? Est-ce que j’allais voir une autre femme ? Pourquoi j’étais si distant et épuisé ces temps derniers ? Qu’est ce qui m’arrivaient ? Ma seule solution fut de m’énerver et de lui dire que cela suffisait et de partir en claquant la porte et lui disant que je la retrouvais demain soir en rentrant de la mer. Evidemment je ne vis pas le fou rire qui la prit tandis que je m’éclipsais avec le petit sac contenant ma cage de chasteté. Isabelle trouvait cela décidément très drôle de me voir si mal me dépatouiller dans sa toile d’araignée. Si cela la faisait rire, cela ne diminuait en rien la rage et la violence qui l’habitait et nourrissait au contraire sa vision de ce que sa vie, et par conséquence, la mienne allait être. Inscrite sur des sites fétichistes, sa connaissance de cet univers se développait à une vitesse vertigineuse, et elle réalisait qu’elle avait déjà dépassé le niveau de pratique de 99% des personnes présentes. Elle y publia le blog qui commença à avoir quelques visites et quelques commentaires, elle décida de s’y investir et annonça la première rencontre cette nuit à l’hôtel. Le fait de disposer d’un public serait à la fois terriblement humiliant pour moi, mais aussi stimulant pour elle. Isabelle s’était absentée en début d’après midi pour faire su shopping officiellement, mais réellement pour préparer la chambre au Shangri-La, et mettre l’enveloppe à la disposition à l’accueil. Elle possédait un double et avait décidé de ne venir qu’à 21h pour que je marine un peu de peur. Le risque était non nul que je n’obéisse pas et que je découvre le pot au rose, elle ne savait pas si j’en étais capable. Dans ce cas-là, tout tombait à l’eau et elle ne pourrait décemment pas se venger en publiant tout cela à mon carnet d’adresse, car elle aurait été trop risqué. Cette idée l’assombrit d’un coup. Elle s’était tellement projeté qu’elle ne concevait pas de vivre autrement. Elle se jura que si cela se terminait en queue de poisson avec moi, elle se trouverait un autre esclave à plumer et briser. Cela semblait si simple ! Et les propositions incessantes qu’elle recevait sur le forum fétichiste lui montrait à quel point tous les hommes étaient veules, en particulier ceux se déclarant comme dominant ou Maître, mais se mettant à son service sans hésiter.
A vrai dire, Isabelle n’avait pas de souci à se faire, j’avais décidé d’aller au bout de la démarche. Franchement la vie que je menais n’avait pas un grand sens et je devais m’avouer que je m’ennuyais à mourir. Et justement j’avais le sentiment de vivre depuis que j’avais croisé ce pseudo. C’était difficile, stressant, mais je vivais. L’impression était que tout m’avait préparé à vivre cet instant, à entrer dans ce rôle qui me tentait depuis ma plus tendre enfance, que je n’avais ni su, ni pu prendre. J’avais senti qu’Isabelle serait ma dernière soumise, j’étais arrivé au bout de ce que je pouvais donner comme dominant. Je l’aimais tendrement car beaucoup de choses en elle me parlaient, résonnaient, je trouvais sa personnalité fabuleuse. Mais j’avais besoin d’une poigne, d’une volonté supérieure, de souffrir encore et encore et enfin expier d’être ce que j’étais. C’était mon Karma et curieusement il me procurait énormément d’excitation sexuelle. D’autant que je n’avais pas joui depuis si longtemps. J’étais fier de cela, comme de tenir le coup malgré le sommeil difficile qui m’avait déjà fait perdre pas mal de poids, c’était au moins cela. Elle connaissait mon physique donc je ne craignais pas trop un rejet, mais je ne savais rien d’elle. Peut-être serait-elle repoussante ? L’expérience m’avait appris que je l’aurais senti, à son manque d’assurance, à des précautions oratoires. Là elle ne doutait en rien d’elle-même cela se sentait très bien. Si elle n’était pas dans les canons, il était certain qu’elle devait dégager une aura très forte, je n’en doutais guère.
La suite était superbe, un pincement au cœur en pensant au prix qu’elle avait du payer avec ma carte bancaire. Je me sentais coupable vis-à-vis d’Isabelle et c’est sans doute à ce moment-là que j’ai hésité le plus. Je n’arrivais pas à ma la chasser de la tête. Je pris dans le mini bar une bouteille de vodka, qui me fit du bien et me permis de me détendre. La cagoule noire, menaçante, était sur le lit, comme les deux menottes, ouvertes et sans clé. Une fois les mains attachées, j’étais à sa merci. Ou à celle de la femme de chambre ! Quelle situation délicieusement humiliante à laquelle je ne pourrais rien. Mais j’étais certain que bien pire m’attendait, et mon appréhension était maintenant de ne pas être à la hauteur. J’avais rencontré déjà maintes femmes dominantes, sans jamais vraiment céder, mais le contexte cette fois-ci était bien différent, j’étais sous contrôle et ne voyait pas bien comment m’en sortir si je trouvais la situation désagréable. Mettre la cagoule ne fut pas simple, délacer le système de fermeture, l’enfiler, caler mes oreilles, ma bouche avec le petit plug gonflant que j’enserrai entre mes dents, positionner le nez sur les trous de respiration. J’étais dans le noir complet, et les bruits étaient très fortement assourdis. Je tâtonnais pour serrer le lacet comme un corset autour de ma tête. La tension devenait très forte, tout comme mon excitation. Mon sexe essayait de durcir dans la cage que j’avais posée en arrivant, mais ne pouvait que se faire sur les pointes de dressage que j’avais enfoncées à moitié. C’était à la fois douloureux et très frustrant de ne pouvoir laisser libre court à ma pleine érection. J’avais mis en place également la chaîne de taille qui allait avec la cage et qui la plaquait contre mon pubis, écrasant mes couilles et mon sexe. Si je ne pouvais pas bander, la sensation présente en permanence me rendait encore plus excité. Je crois que j’aurai pu jouir d’un souffle sur mon pénis.
Je me souvins des instructions et serrai bien fort le harnais. Ma tête était totalement moulée, et l’image que je devais renvoyer était très excitante. Je n’étais d’un coup plus, rien, je le réalisais bien et je comprenais l’intérêt de ce dispositif. Il me restait à gonfler le bâillon god. J’hésitais tellement cela me paniquait. Je respirais certes bien par le nez, mais être envahi ainsi m’angoissait. Le god gonflait en volume mais aussi en longueur, me remplissant totalement, ouvrant ma bouche et gonflant mes joues. Je donnais quelques coups de plus pour voir, la douleur et l’angoisse étaient à leur paroxysme, aussi je dégonflais un peu, me disant que la pression était acceptable. Il me restait, en cherchant avec mes mains, à mettre les menottes aux pieds, ce qui fut facile. Bien moins pour attacher mes mains dans le dos. Un instant de réflexion un peu inutile et je refermais les mâchoires d’acier, j’étais pris au piège depuis longtemps déjà. Je n’avais plus qu’à attendre à genoux, dans la chaleur dela suite poussée au maximum, sans trop savoir ce qui m’attendait.
Enfin elle y était ! Isabelle était rentrée dans la suite, et son esclave avait sans doute senti le courant d’air puisqu’il s’était redressé. La vision de son ancien Maître ainsi offert était délicieuse, cela faisait des jours qu’elle l’imaginait ainsi, à sa merci. Il n’avait pas eu de culpabilité à la tromper, il le paierait tellement cher ! Elle poussa la valise remplie d’accessoires dans la suite, puis s’approcha de sa victime, sans tendresse, mais avec impatience. Méthodique elle avait écrit le programme de la soirée pour ne rien oublier et que tout soit parfait. Elle l’avait soumis à un forum et avait intégré quelques idées et suggestions faites par des Maîtresses ou des esclaves qui espéraient s’attirer ses bonnes grâces ! Vicieusement elle avait acheté un parfum qu’il ne connaissait pas pour masquer son odeur naturelle, au cas où. Elle s’approcha de lui, laissa un ongle glisser sur son épaule et son dos, le faisant tressaillir. D’un mouvement de pied elle lui fit écarter les cuisses au maximum. Pas un mot de devait être prononcé, elle espérait qu’il serait assez coopératif. La cage était bien là, le cadenas appelant à être fermé. Elle commencerait par cela. Non pas fermer ce cadenas, elle n’était pas naïve, mais le remplacer par un autre et le fermer. L’esclave n’entendit pas mais sentit le clic du cadenas qui le fermait. Il pensait être enfermé pour quelques heures, elle voulait que cela soit pour la vie. Et c’est elle qui avait le pouvoir. D’une pression de la main, elle le fit se pencher en avant, jusqu’à ce que sa tête touche la moquette. Elle inspecta le plug, le fit jouer, provoquant des sursauts. La peau était certes irritée, mais rien de bien méchant, et elle constata qu’il s’était enduit de crème, donc cela devait être bien supportable. Son cul allait connaître une nuit grandiose. Elle se prépara, car pour elle cette nuit était bien entendu une première, mais ce moment était clé. Bien entendu il lui avait obéi, mais maintenant il allait devoir se soumettre totalement. Elle prit de nouvelles photos de lui dans cette position d’équilibre, posa l’appareil, se concentra. Sans bien se maîtriser, ce n’était pas une grande adepte de football, elle envoya un formidable coup de pied dans les attributs qui s’offraient à sa vision par derrière, attributs compressés dans la cage de chasteté. Elle entendit le hurlement étouffé par le bâillon, tandis qu’il s’effondrait sur la moquette. C’était le moment fatidique, devrait-elle le forcer ou bien comprendrait-il tout seul ? Après une minute, elle eut la joie de le voir se redresser tant bien que mal et reprendre la même position. Cette idée d’entrée en matière lui avait été suggérée par une Maîtresse très sadique. Elle recommença une seconde fois, puis une troisième fois, ajustant de mieux en mieux son coup de pied, écrasant rageusement les couilles offertes. C’était… extatique. Le voir hurler ainsi, se rouler et venir s’offrir à nouveau. Sa soumission ne provoquait qu’une onde de mépris chez Isabelle, vraiment c’était un chien fait pour cela. Ses couilles étaient bleues, cela rendait bien en photo pour le reportage qu’elle publierait le lendemain. Le tenant par la cagoule, elle le redressa, le remettant à genoux. Elle prit la poire, la gonfla 5 fois, provoquant à la troisième des cris d’effroi inutiles. Elle sentait la panique et la douleur chez cette chose à sa merci, mais sa capacité d’empathie était nulle ce soir-là. Le bâillon était sans doute trop gonflé mais tant qu’il ne s’évanouissait pas, il n’y avait pas de souci. Heureuse de ce premier cap passé avec succès, Isabelle sorti une bouteille de champagne du frigidaire de l’hôtel. Elle s’amusa à faire sauter le bouchon contre les couilles de son infortuné Maître qui ne du rien comprendre à ce qui se passait et à ce coup sur ses parties déjà bien sensibles. Avant de déguster sa coupe, elle posa sur chacun des mamelons une pince crocodile lestée de 500 grammes. Cela lui semblait beaucoup, mais pourquoi pas. Elle se souvenait comme il adorait lui supplicier les tétons. La douleur le fit crier de façon très sourde avec le god gonflé dans sa bouche, et le poids libéré sembla le rendre fou. La douleur n’était pas près de s’éteindre et il savait que le second téton allait subir le même sort. Une souffrance continue sourdait de lui et Isabelle réalisa qu’elle était trempée. Assise sur le fauteuil, elle le regardait souffrir comme un fou, les couilles douloureuses, les tétons déchirés, et avec surprise, le sexe dur essayant d’échapper à la torture des pointes de la cage. Sans succès. Une main dans sa culotte, elle découvrit l’étendue de son excitation. Elle n’avait jamais été trempée ainsi, et se fit jouir en quelques instants. La vie était belle et c’est la vie qui l’attendait maintenant, plus rien ne pourrait l’en empêcher. Les photos qu’elle faisait était horriblement compromettante : même avec la cagoule il était bien reconnaissable avec ses quelques tatouages déjà existants. Il serait bien temps de compléter avec des tatouages autrement plus compromettants et avilissants. Elle se fit la réflexion que les seins tombaient très fortement avec les pinces et les poids, et naquit à cet instant l’idée de lui faire subir ce qu’elle avait subi, des implants mammaires, sans doute autrement plus imposants pour lui ? Cela allait être très amusant. Il était un peu gros et il faudrait le faire maigrir, mais pas par le sport. Elle le voulait mou et faible, simplement par la privation continue. C’était au fond bien plus sadique. Et elle imaginait sa honte avec une très lourde poitrine à gérer.
Elle mit de la musique pour donner plus de relief à la soirée, il était temps de passer à des choses plus sérieuses. Elle prit l’esclave par la cagoule et l’emmena vers la table basse qu’elle avait repéré le midi. Couché dessus, sans lui enlever les pinces sur lesquelles il s’aplatit, elle défit rapidement les menottes des mains, pour ramener les bras vers l’avant et les attacher aux pieds de la table, faisant de même avec chacune de ses chevilles. Une corde maintint fermement son bassin sur la table, il était ainsi bien offert et étiré, les jambes très écartées offrant une vue unique sur son plug et ses couilles foncées. Isabelle se saisit d’une cravache avec un large bout et tapota les couilles ainsi offertes à son sadisme. Bien immobilisé je ne pouvais pas bouger, terrorisé par ce qu’elle pourrait faire à mes précieuses bourses. Les coups étaient de plus en plus appuyés, jusqu’à ce qu’Isabelle se décide à taper fort, des coups secs, m’envoyant des décharges de souffrance terribles. Avait-elle l’idée de la souffrance infligée ? Les cris étaient étouffés par le bâillon qui remplissait toute ma bouche. Les coups n’arrêtaient pas, Isabelle semblait fascinée par la souffrance infligée, pour son plaisir, une main dans sa culotte baignant dans son excitation et l’autre frappant aussi fort que possible sur les couilles offertes. Seul l’orgasme qui la ravagea réussit à mettre fin à cette torture terrifiante. Bien entendu ce n’était que le hors d’œuvre, Isabelle avait pour objectif de rendre mon corps marqué et lacéré comme sur les photos les plus violentes que je chérissais régulièrement.
Si c’était une première pour Isabelle, son expérience en tant que victime lui avait enseigné l’usage des différents instruments de torture qu’elle avait emmenés. Elle commença par le bâton, sur les fesses et l’arrière des cuisses de son esclave. Et découvrit que ce n’était pas si facile de frapper fort et précisément. Surtout pour faire les marques qu’elle souhaitait, elle devait frapper la chair offerte à toute volée. Il lui fallut quelques minutes pour s’ajuster. Alternant les séries longues, avec des séries courtes, sans compter ni sa peine, ni sa violence, ni le nombre de coups. Seul le résultat l’intéressait. Sa chose souffrait terriblement, comme jamais elle n’aurait pensé pouvoir faire souffrir, sans aucune compassion de sa part, voire même l’inverse, une sorte de mépris à accepter de subir toute cette violence. Je ne pouvais pourtant rien faire, je subissais un défoulement de violence inouïe, provoquant l’effondrement de mon esprit, passant alors de l’autre côté, dans une euphorie paradoxale, un affaissement de toute volonté, et une poussée d’amour, de désir, d’offrande. Quelque chose de très bizarre prenait place en moi, ne pouvant rien faire pour me protéger, je m’offrais alors psychologiquement à cette inconnue qui me maltraitait comme j’avais écrit que je voulais l’être et comme, en fait, je n’avais aucune idée de la signification. Je n’étais plus rien, elle était tout. C’était curieusement un écho de ce que ressentait Isabelle, d’une toute puissance qui allait cette fois-ci bien au-delà de l’excitation sexuelle. Elle sortait définitivement de sa chrysalide et plus rien ne pourrait lui faire rebrousser chemin.
Pour le dos, elle prit la badine, bien plus difficile de maniement. Le bruit était excitant, et les marques très prononcées, du sang perlant parfois. Là encore elle voulut que le dos soit totalement marqué, et la mèche de la badine mit tout autant les flancs de sa chose en sang. Il ne bougeait guère, semblait abandonné, mais respirait et elle sentait qu’il était totalement offert. Les photos étaient superbes, bien au niveau des pires stockées sur son ordinateur, et Isabelle ressentait une grande fierté à les publier sur le blog. Epuisée elle s’accorda une pause champagne et orgasme avant de continuer le programme prévu pour la nuit. Par pur sadisme, avant de s’enfoncer dans le siège pour vider sa coupe, elle gonfla deux fois la poire du bâillon, pour sentir la panique reprendre dans le corps ligoté à ses pieds. Cela déclencha en elle une poussée d’adrénaline et prenant la badine elle cingla une vingtaine de coups en quelques secondes et à toute volée sur les fesses offertes. Une sorte d’orgasme dans la violence, quelque chose de fort que de laisser cette rage s’exprimer sans rien pour la contenir.
Isabelle sortit de la valise une culotte en coton noire qu’elle enfila. Cette culotte, épaisse et rigide, mais agréable à porter avec un petit côté sexy, était ornée d’un anneau au niveau du pubis permettant de maintenir un god en place. Avec beaucoup de réflexion Isabelle s’était décidée pour un god souple et très imposant de 5 centimètres de diamètre. C’était beaucoup pour une première pénétration, mais j’avais pu lui montrer que j’avais l’habitude de me remplir le cul. Il était primordial pour Isabelle que je me souvienne bien de cette première sodomie, que je me sente défoncé, pris, possédé. Elle se regarda dans la glace, son corps féminin contrastant avec le sexe couleur chair qui pendait entre ses jambes, tel un phallus exprimant toute sa puissance. Elle caressa son corps, appréciant une nouvelle sensualité en elle, se sentant paradoxalement encore plus femme devant sa femelle ainsi offerte. Enlever le god métallique du cul offert ne fut pas chose facile. Elle réveilla l’esclave qui s’était abîmé dans une douce torpeur, et du pas mal forcer pour le retirer. L’anus resta entrouvert, rouge d’irritation, mais cela ne la préoccupait pas. Elle enduisit le god entre ses jambes de vaseline, essuya ses mains, posa un coussin entre les jambes écartelées et ligotées et présenta le gland à l’entrée du cul palpitant. Isabelle avait toujours été terriblement excitée par les intromissions d’objets ou de sexe. Elle ne regardait que cela dans les vidéos, obsédée par les objets vraiment gros comme des bouteilles, ou des fists profonds. Mais elle était bien trop douillette pour le subir et se régalait d’avance de tout ce qu’elle allait pouvoir faire avec son nouveau jouet. De façon malhabile elle avança son bassin, et le god commença à se frayer un chemin. C’était enivrant, elle était extatique. Se rapprochant, elle du appuyer de tout son corps pour faire avancer le membre dilatant le cul de sa proie. Voir le latex disparaître au fond des fesses lui faisait tourner la tête, tandis qu’il se débattait en vain pour échapper à la torture subie. Elle ressortit et attendis quelques secondes pour le laisser respirer, puis replongea d’un coup de rein violent bien plus profondément, répétant le manège une dizaine de fois. Les cris étouffés étaient variés, mélange de plaisir, de surprise mais surtout de douleur. Elle poussait, poussait pour que tout le membre trouve sa place, que son pubis soit collé contre les fesses de son ancien Maître. La vaseline jouait parfaitement son rôle et le cul coulait de lubrifiant, lui permettant de coulisser sans plus d’effort, une fois le cul bien cassé. Pris d’une frénésie incontrôlable, Isabelle se mit à faire des allers et retours de plus en plus rapides, souvent désordonnés, s’enfonçant au plus profond possible à chaque fois, s’agrippant aux hanches de sa victime et à la chaîne maintenant la case en place, écrasant les couilles lorsque son pubis s’écrasait contre les fesses, perdant son souffle mais continuant dans une folie Incroyable. Elle aurait dû penser à se filmer, jamais elle n’avait connu une telle euphorie, c’était carrément dingue. Elle se mit à griffer le dos offert, arrachant les boursouflures de la badine et créant de nombreuses rigoles de sang. Elle sentait la chaleur intense des fesses suppliciées contre son pubis, et se démenait pour arriver à jouir ainsi, sans succès. Après dix minutes d’une cavalcade folle, elle s’effondra épuisée, le god profondément fiché dans le cul de sa femelle. Ce plaisir de la prise de possession était aussi inouï qu’inattendu.
Isabelle était épuisée, pourtant la soirée n’était pas encore finie. Elle se releva doucement, le god sortant du fondement de sa femelle, laissant le cul bien ouvert et dégoulinant de lubrifiant. Elle sortit de la valise la surprise qu’elle lui avait préparé : une poire métallique, s’ouvrant en fleur à l’intérieur du cul et cadenassée. Il ne pourrait ainsi pas se libérer sans la clé et ne pourrait pas même s’asseoir puisque la tige dépassant entre ses fesses le lui interdirait. Elle avait hâte de voir sa réaction en se découvrant ainsi contraint. Il lui fallut beaucoup de force pour déployer l’engin qui prenait un diamètre de 10 centimètres une fois bien ouvert. Son esclave se sentit à la fois envahi et fortement dilaté sans bien sur comprendre ce qui lui arrivait. Il ne perçu pas le clic du cadenas, scellant l’objet en place. Isabelle le détacha et le mis à genoux. La douleur dans ses tétons était paroxystique et il en chancelait au bord de l’évanouissement. Délicatement, Isabelle détacha l’une après l’autre les deux pinces, dont les marques étaient bien visibles et des croutes s’étaient déjà formées. Isabelle nota sur son calepin d’investir dans un aspirateur à tétons pour bien les développer. Là ils feraient un peu ridicule avec la poitrine qu’elle projetait de lui faire implanter. Elle notait toutes ses pensées dans ce carnet, ne voulant rien perdre de ce qu’elle découvrait au gré de ses lectures, échanges ou même expériences comme à cet instant. A 4 pattes je me dirigeai dans la partie nuit, guidé par sa pression sur la cagoule. J’étais complètement groggy, incapable d’avoir la moindre pensée cohérente, sinon un désir fou de me jeter à ses pieds que je n’envisageais que comme divin. Et surtout dormir, j’étais épuisé, assoiffé aussi par le bâillon et les cris que j’avais poussé toute la nuit. Le contact du lit me fit du bien, même si je me retrouvais attaché en croix sur le dos, les membres bien étirés. Je ne songeais même pas à ce qui pouvait m’attendre, je vivais chaque seconde de façon incroyablement intense, me disant que j’avais attendu toute ma vie pour vivre enfin à ma juste place, aux pieds d’une Déesse dont l’odeur me ravissait, la douceur des mains m’envoûtait, mais surtout la violence et le sadisme me comblaient. La tête me tournait, j’étais sans doute dans un état avancé de perte de contrôle.
Le premier coup me pris par surprise. Non que je ne m’y attendais pas, mais je flottais bienheureux. Isabelle avait le projet de mettre mon recto dans le même état que le verso, sans tenir compte de l’extrême sensibilité de mes tétons, de mon ventre ou de mon pubis. Isabelle prenait connaissance de la canne, et décida que c’était finalement son outil préféré. Plus facile et léger à manier, les marques étaient superbes et la douleur devait être intense aux bonds que je faisais malgré les liens. L’adrénaline lui donna la force de me marquer encore et encore, scrutant les surfaces pas encore martyrisées pour les battre au sang. Je suffoquais de douleur, elle coulait d’excitation, surprise de ne pas être saturée de tout cela, bien au contraire. De nouveaux plans s’échafaudaient dans sa tête, laissant libre court à ses désirs les plus sombres qu’elle avait toujours refoulés. Elle voulait d’autres marques, d’autres transformations sur moi, que je ne sois plus rien de ce que je prétendais être auparavant.
Isabelle s’arrêta sans même s’en rendre compte, le corps qui gisait à ses côtés exprimait la souffrance à l’état brut. Elle avait recomposé le tableau des photos de femmes qui m’excitaient, mais là j’étais devenu la victime. Pas si consentante, mais résolue. Je fus à nouveau mitraillé pour le blog, mais je n’en avais pas conscience. Je m’enfonçais dans un sommeil profond que j’espérais réparateur. Lorsqu’Isabelle fut certaine que j’étais bien endormi, elle se releva, enleva sa culotte god, se rhabilla, rangea tous les accessoires dans la valise en faisant le tour de la suite. Très doucement, pour ne pas me réveiller, elle défit les liens aux 4 coins du lit, dégonfla le bâillon puis l’enleva, le faisant glisser entre mes lèvres restées ouvertes. Il me faudra plusieurs jours pour refermer la bouche normalement. Je n’avais plus que la cagoule, ma cage de chasteté verrouillée définitivement et la poire d’angoisse ouverte au fond de mon cul. Il était temps de partir, toujours sans faire de bruit et de rentrer à la maison.
Epuisée mais sans arriver à dormir, elle rédigea plusieurs posts du blog illustrés des photos pour ses interlocuteurs qui devenaient nombreux. Plusieurs dizaines de curieux attendaient d’avoir des nouvelles. Elle mit un mot à sa chienne pour qu’elle la prévienne quand elle se réveillerait et lui donne des nouvelles. Prenant son womanizer, elle enchaîna sans reprendre son souffle 6 orgasmes qui lui permirent enfin de se détendre et de s’endormir. Une nouvelle vie commençait le lendemain.
A SUIVRE....
PARTIE 2
« Petite chose,
J’ai passé une semaine agréable rythmée par tes 24 mails quotidiens et surtout ta détresse grandissante. As-tu remarqué que l’angoisse du début a laissé place à une fébrilité et une frustration grandissante ? Je ne te demanderais pas si tu t’es caressé, je suis certaine que oui, les médiocres dans ton genre n’obéissent que dans la contrainte et par la peur du bâton. Il n’y aura pas de carotte pour toi. Tu ne mérites que mon dégoût.
Souviens-toi de mon profil initial, je cherche une relation non consensuelle dont tu ne pourras sortir par ta propre volonté, sauf à en payer un prix délirant. Je possède assez d’information sur toi pour que tu n’aies pas envie de faire demi-tour et je ne t’en donne pas les moyens. Tu es contraint d’avancer comme et quand je le souhaite. Dans ma conception du non consensuel, il n’y a pas de carottes mais que du bâton, et les punitions seront totalement démesurées par rapport aux fautes. Que chacune des punitions reste marquée dans ta mémoire, provoquant peur panique de recommencer. Tu verras c’est très efficace.
En sus de tes contraintes horaires, je suis certaine que tu es bien épuisé, je veux que tu crées un blog où tu apparaisses à visage découvert, en publiant chaque jour un nouveau post avec une photo suggestive de toi en esclave. Tu as déjà les photos de tes cuisses, celle avec la marque au feutre, tu en trouveras d’autres à faire chaque jour, qui devront être humiliantes, rabaissantes. Et dans la mesure du possible qu’on voit ta tête. Dans la présentation du blog, tu mettras un portrait de toi et tu te décriras de façon exacte en disant où tu vis et qui tu es. Le nom du blog sera esclave de Noir Désir, et il sera ouvert à tout le monde. Le mot de passe sera le prénom de ta soumise, n’est-ce pas délicieux ? Je veux que le blog soit créé pour ce soir minuit, et fais-le le plus joli possible. Je veux que ta déchéance soit publique, même si objectivement je crains que personne ne vienne le voir de sitôt. Du moins si je ne les y encourage pas… Tous les jours un nouveau post et qu’il soit au niveau de tes suppliques si tu ne veux pas que certaines personnes de ton carnet d’adresse reçoivent des messages curieux de ta part. Tu le créées avec mon mail comme administratrice, et toi simple rédacteur. Ainsi tu ne pourras pas le fermer quand j’aurais changé mon mot de passe.
Il n’est plus temps pour toi de réfléchir, mais simplement agir. Je n’attends qu’une réponse, oui Madame, bien Madame et que tu t’exécutes vite et bien.
J’ai commandé divers accessoires sur un site pour gay sm, tu vas être comblé, c’est de la qualité. Un peu cher, mais comme ton compte est bien approvisionné, cela ne sera même pas un problème pour toi. Tu vas recevoir d’ailleurs un paquet à ton nom, fais-en sorte que ta soumise ne l’ouvre pas, elle serait un peu surprise. C’est un set de trois plugs en métal qui peuvent se porter en 24/7. Tu vois je suis une fée, je commence déjà à réaliser tes fantasmes les plus forts, tu vas vivre dès réception enculé en permanence.
Libères-toi samedi soir, je te donnerai les instructions, prévois toute la nuit. Tu seras libre au plus tard dimanche midi.
Je consacre beaucoup d’énergie à te prendre en main, ne me déçois en rien, sache que je serais une tigresse et le message à ta soumise n’était qu’un avant-goût bien innocent.
Madame »
Enfin un message, j’étais tellement en manque, je sentais bien que je sombrais heure après heure, sans avoir rien à quoi le raccrocher. Je suis paniqué cependant à le lire. Et mon sexe est dur comme jamais alors que j’avais tendance à devenir vraiment mou ces derniers mois. C’est à la fois ce dont j’ai toujours rêvé, mais aussi ce qui me panique le plus, je ne contrôle vraiment rien. Elle me fait rire avec son jeu innocent : Isabelle n’a cessé de me parler de ce mail reçu avec ces marques. Elle m’a soupçonné d’avoir dialogué avec un autre couple, que je veuille lui faire ces marques, se perdant en conjoncture. Mais elle était surtout furieuse que son mail personnel soit ainsi divulgué. Elle déteste cela, et je la comprends bien. Comment lui dire que je n’y suis pour rien. Enfin c’est ce que je me dis, mais ce n’est pas vrai. Madame est vraiment sérieuse et je me suis mis dans une drôle de situation. Je vois sur mes débits plusieurs achats sur un site allemand, des sommes non négligeables, je suppose que l’un m’est destiné. Isabelle n’ouvre jamais le courrier donc je ne suis pas inquiet de ce côté-là, mais comment vivre avec un plug dans le cul à ses côtés. Ce ne sera pas la première fois que je serais ainsi le cul rempli, j’ai passé mon adolescence à tester toute sorte d’objet et d’humiliations anales, mais c’est toujours seul et pour quelques heures. Et le blog, là je frémis. Si Madame est sérieuse, la possibilité que quelqu’un me connaisse et aille sur ce blog est très faible, mais ne fera que grandir avec le temps. Surtout il suffira à Madame de diffuser l’adresse du site pour me nuire cruellement. Et c’est sans doute son objectif, elle me tient déjà un peu, mais avec ce blog elle me tiendra totalement, avec ces photos abjectes de moi. C’est une pente glissante, plus j’avance et plus elle me tient, et si je fais mine de m’arrêter alors je serais cloué au pilori. Comment faire autrement qu’obéir ? Que dire à Isabelle ? A mes filles ? Mes amis ou relations ? J’aurais vraiment trop honte et une honte qui ne m’excite en rien. Elle a raison je n’ai pas le choix. J’aurais pu et dû tout arrêter très vite, mais j’ai voulu jouer. Je me mets tout de suite à la création et rédaction de son blog. J’ai juste répondu comme elle exigeait, Oui Madame, Bien Madame. Et du coup je me laisse porter par l’excitation, puisque la culpabilité et le remord ne sont d’aucune utilité. Obéissant je ne touche pas mon sexe, et contrairement à ce qu’elle pense, Je ne me suis plus touché depuis qu’elle m’en a donné l’ordre. Sinon tout cela ne rimerait à rien. Cependant j’en ai terriblement envie et je commence à prendre conscience que le non consensuel est vraiment difficile. Je me sens vraiment pas du tout pris en compte, c’est très curieux, alors qu’en même le sujet principal.
Isabelle me regarde pensivement en coiffant ses longs cheveux bruns. Elle me découvre incroyablement fébrile et hagard. Le manque de sommeil devient critique, elle se demande si elle doit alléger ou pas le rythme des messages. Cela lui plaît de me pousser au bout et ainsi d’asseoir son pouvoir, mais elle n’a pas envie de perdre son nouveau jouet. Isabelle s’introspecte énormément, surprise de ce qu’elle découvre sur elle-même. C’est certain qu’elle s’inspire énormément de tout ce qu’elle a lu dans ce genre de situation. Pourtant toutes ces décisions, tous ces ordres sont bien les siens. Il n’y a là rien de superficiel mais une volonté farouche et puissante qu’elle sent naître. Est-elle simplement un caméléon qui s’adapte à la situation nouvelle ou bien une porte s’est-elle ouverte dans son esprit. Elle a toujours été réservée, en retrait, timide. Et en quelques jours tout est sens dessus dessous, elle prend le contrôle, décide, et surtout dispose d’une réelle vision de ce qu’elle désire et finalement que je lui offre. Peut-être, se dit-elle, sentait-elle cela inconsciemment quand nous nous sommes rencontrés ? Elle avait aimé une certaine vulnérabilité chez moi, une capacité de tendresse et d’amour dont elle avait besoin, ainsi qu’une protection qu’elle croyait nécessaire. Mais à cet instant elle est fière de voir comment je me suis fait manipuler et emmener, et me voir ainsi tout perdu, ayant déjà donné les principales clés à une inconnue qui a su le prendre, est très exaltant. Parce que si son amour a basculé dans le mépris, elle sait que je suis un très bel homme, attirant, charismatique, aisé. Aujourd’hui, elle n’a plus besoin de personne, plus jamais après être trahie ainsi. C’est elle qui mène le jeu. Elle pourrait ressentir de la gratitude à mon égard, mais c’est bien l’inverse qui l’habite, juste l’envie de me donner ce que je réclame et me détruire. Elle sait bien que je fantasme et que ce n’est pas probablement pas ce que je désire vraiment, mais me prendre au mot est trop jouissif. Elle s’est elle-même commandé de nombreux accessoires sur le site meo en Allemagne qui regorge de trouvailles pour supplicier un esclave. Elle a bien compris qu’il ne fallait en rien lâcher l’emprise mais au contraire la faire croître chaque jour de plus en plus et tel est bien son intention. Elle prend cela très au sérieux, note, trie, réfléchit, commence à échanger sur des forums spécialisés, approfondissant cet univers qu’elle a toujours aimé et côtoyé mais visiblement se trompant de côté !
Dès que le blog fut créé avec son email, Isabelle changea le mot de passe. Ainsi je ne pouvais plus qu’ajouter des articles mais plus rien faire d’autres. Etant très occupé sur mon écran et à lui envoyer ses messages exaltés toutes les heures, je ne voyais pas qu’elle y passait elle-même un peu de temps pour le rendre plus joli et agréable à lire, mais aussi plus efficacement présent sur la toile. Il y avait des photos de moi à genoux, tête baissé, avec des marques sur les cuisses, avec le message sur mon torse. Pour m’humilier plus encore je fis des photos avec différents objets enfoncés dans mon cul, et même une tige dans mon méat. Avec un masochisme dopé par mon manque de sommeil, je m’enfonçais dans la destruction de mon image qui avait tout pour être ravageuse. Je voulais l’épater, qu’elle se dise que j’étais différent, ma vanité et mon arrogance s’exprimait même là. Je fermais une à une toutes les portes de sortie, j’étais pieds et poings liés. Si j’avais pu dormir, me masturber deux ou trois fois, j’aurais réalisé la folie dans laquelle j’étais, mais ce n’était pas le cas. Dans un dernier article je me prenais en photo buvant ma propre urine et rêvant que cela soit celle de ma propriétaire, et que cela soit mon seul breuvage.
Pendant la semaine Isabelle me tendit un colis qui était arrivé pour moi, lourd. Sans surprise à l’intérieur les trois plugs métalliques m’attendaient, percés en leur centre avec un bouchon pour les fermer. Si le plus petit me paraissait déjà imposant, le plus gros me semblait impossible à mettre en place, physiquement, les os du bassin devant l’en empêcher. Quelques mois plus tard, je découvrirais qu’il n’en était rien. La nuit venue, Isabelle couchée, je suis allé à la salle de bain pour m’ouvrir un peu le cul. J’avais pris un assez gros god, rempli de vaseline, et m’était bien empalé dessus une dizaine de fois. Mon cul sollicité ces derniers jours étaient un peu douloureux mais déjà assoupli. Mettre en place le plug métallique fut douloureux, il fallut que j’appuie fort, mais une fois en place, je dois avouer qu’il était plutôt confortable. Même en m’asseyant dessus, je compris qu’effectivement c’était un plug permanent. J’avais reçu comme instruction de le porter continument de réception, aussi j’envoyais une photo à ma Maîtresse et postait un nouvel article de blog. A mon grand soulagement elle me permit de n’envoyer des messages que toutes les deux heures pendant la nuit. Je ne dormis pas mieux, le plug étant de plus en plus présent au fur et à mesure du temps, jusqu’à devenir totalement insupportable. Sans que je ne puisse rien y faire. C’était la vie dont j’avais rêvé, et c’était bien plus difficile que je ne pensais. J’hésitais à aller le retirer, elle n’en saurait rien, mais j’avais peur de ses réactions, et je me dis que le jour où je la rencontrerais elle le saurait. Je devais accepter ma totale reddition. A distance c’était sans doute bien plus insupportable et compliqué qu’à ses pieds.
Le week-end approchait et je n’avais toujours rien dit de la nuit de samedi à Isabelle. Cela me rendait terriblement nerveux, je ne savais pas quoi faire. Je faisais l’autruche ne disant rien, mais je sentais bien qu’elle m’observait et il est vrai que je n’étais plus du tout là avec elle. Pourtant elle ne me faisait aucun reproche, ne disait rien, je la voyais juste pensive à me regarder de façon étonnée. Le samedi matin, après une nuit quasiment blanche due au plug qui me gênait considérablement, je reçu les instructions de ma Maîtresse. C’est ainsi maintenant que je pensais à elle, sachant que je me devais d’aller dans sa direction. Ce qui me rassurait c’est que je savais que d’une part 100% des personnes allaient bien moins loin dans les actes que dans les paroles. Mais d’autre part, que cela demandait une telle énergie de la part du dominant, qu’il n’y avait aucune chance que cette mystérieuse femme dont je ne connaissais finalement rien, aille jusqu’au bout de quoi que ce soit. Il est vrai que dans les relations SM encore plus que dans les relations traditionnelles, le commencement était l’apogée de la relation. Je me berçais de ces illusions en lisant son message :
« Ma petite femelle,
Cette désignation te convient bien, je vais faire de toi une petite femelle bien dressée, à la chatte béante pour pouvoir recevoir tout ce que je voudrais dedans, au corps mou et tendre sans plus aucune énergie, totalement passive, offerte et dépendante. Cela va être délicieux et j’ai trop hâte de commencer ton dressage. Tu vas publier ce jour ton dernier post sur le blog, pendant les deux mois qui vont suivre ce sera moi qui informerai tes lecteurs de la progression et du contenu de ton dressage. J’en ferais sans doute un peu la publicité dans le milieu, pour avoir des avis et des conseils pour te détruire un peu plus et te réduire à l’état de femelle, ni mâle, ni femme, à peine humain.
Ton petit cul doit commencer à bien souffrir à porter le plug en permanence, tu ne t’en rends sans doute pas compte mais ta démarche doit s’en ressentir. Je suis certaine que ta petite soumise s’en est rendue compte, mais trop sage, ne t’a fait aucune remarque à ce sujet. Dans quelques temps tu le regretteras quand tu en auras des encore plus gros que ceux que tu as reçu. Tu penses que c’est impossible, mais comme tu penses toujours de travers malgré ton arrogance, tu verras que je tiens absolument toutes mes promesses, à l’esprit et à la lettre. J’espère que tu as pris les devants pour expliquer ton absence de samedi soir.
Tu te rendras au Shangri-la près du Trocadéro, j’y ai pris une suite junior pour la nuit, nous serons tranquilles et à l’aise pour échanger et nous découvrir de façon plus approfondie, tu ne crois pas ? En arrivant à l’hôtel à 20 heures précises tu demanderas à l’accueil une enveloppe à ton nom, Médor. Pour l’instant cela me convient mais il faudra bien entendu le changer pour un nom exprimant plus que tu es une femelle soumise. Le numéro de la chambre et une carte magnétique t’ouvriront l’accès à ton prochain univers de plaisir. Ou plutôt de plaisir pour moi. Dans la suite, tu ne perdras pas de temps. Tu ne seras venu sans aucune affaire particulière, sinon la cage de chasteté que tu as dû recevoir, et bien entendu ton plug qui ne te quitte plus. J’espère qu’ils n’ont pas de portiques métalliques à l’entrée sinon tu vas sonner dans tous les sens ! Tu te mets nu, tu mets ta cage de chasteté avec un cadenas non fermé, je veux avoir le plaisir de le fermer moi-même, et les clés dessus bien entendu. Sur le lit tu vas trouver une cagoule en cuir, il faut que tu l’enfiles et que tu serres bien le laçage, qu’elle épouse la forme de ton visage et te presse de toute part. Si elle n’est pas assez serrée, je le ferais et tu le regretteras ! Avec cette cagoule tu ne verras rien, tu n’entendras rien, et le plug gonflable, qui va avec, te permettra de rester bien silencieux. Tu le mets dans ta bouche et tu le gonfle pour qu’il remplisse toute ta cavité buccale. Là aussi si ce n’est pas assez c’est moi qui le ferais et tu le regretteras. Une paire de menottes pour tes chevilles, une autre pour tes mains dans le dos. Tu attends ainsi à genoux aux pieds du lit, en te remplissant de ta condition de sous-homme et en réalisant que c’est la première journée de ta vraie vie.
La moindre désobéissance par rapport à ces ordres simples provoquera alors l’envoi à tout ton carnet d’adresse d’une copie du blog, auquel j’ai rajouté quelques-uns de tes messages. Tu peux aller voir, il t’es totalement inaccessible dorénavant et il te faudrait des mois avant de pouvoir le faire supprimer. J’avoue que cela comblerait bien mon plaisir de te briser ainsi en l’envoyant à tout le monde, mais je n’aurais plus de jouet ensuite et j’ai encore beaucoup de choses en stock pour toi. J’espère que tu ressens l’honneur qui t’est fait que tu sois ainsi pris en charge et accepté pour vivre ton rêve. Je sais que c’est ce que tu as toujours rêvé de faire et ainsi je suis la bonne fée qui vient t’exaucer. Tu as gagné au Loto de la vie !
Ta Propriétaire »
Gagné au Loto de ma vie ! Je réalisais que j’avais sans doute fait la pire bêtise de ma vie de me mettre ainsi en danger. Il ne me restait que peu de temps pour décider de ce que j’allais faire tout en continuant d‘envoyer mes messages horaires, qui m’empêchaient d’avoir les idées claires, et me ramenaient chaque fois à mon désir extrême d’abandon et de soumission. J’avais essayé bien entendu la cage, et j’avais été profondément excité de me sentir enfermé et contraint, même sans mettre les vis de punition. Je ne voulais pas me blesser. J’avais pris un cadenas avec trois clés, j’en donnerai deux à ma tortionnaire pour pouvoir me libérer en rentrant sans qu’elle n’en sache rien. Il fallait maintenant que je prévienne Isabelle de mon absence. Cela n’était jamais arrivé en trois années, je ne trouvais rien de vraiment crédible. Du coup j’inventais une envie d’aller voir la mer, seul, pour me ressourcer, que j’étais épuisé en ce moment et que je voulais prendre du recul. Je n’étais pas très crédible, et Isabelle me bombarda de questions : pourquoi elle ne venait pas ? Pourquoi d’un seul coup ? Où j’allais ? Est-ce que j’allais voir une autre femme ? Pourquoi j’étais si distant et épuisé ces temps derniers ? Qu’est ce qui m’arrivaient ? Ma seule solution fut de m’énerver et de lui dire que cela suffisait et de partir en claquant la porte et lui disant que je la retrouvais demain soir en rentrant de la mer. Evidemment je ne vis pas le fou rire qui la prit tandis que je m’éclipsais avec le petit sac contenant ma cage de chasteté. Isabelle trouvait cela décidément très drôle de me voir si mal me dépatouiller dans sa toile d’araignée. Si cela la faisait rire, cela ne diminuait en rien la rage et la violence qui l’habitait et nourrissait au contraire sa vision de ce que sa vie, et par conséquence, la mienne allait être. Inscrite sur des sites fétichistes, sa connaissance de cet univers se développait à une vitesse vertigineuse, et elle réalisait qu’elle avait déjà dépassé le niveau de pratique de 99% des personnes présentes. Elle y publia le blog qui commença à avoir quelques visites et quelques commentaires, elle décida de s’y investir et annonça la première rencontre cette nuit à l’hôtel. Le fait de disposer d’un public serait à la fois terriblement humiliant pour moi, mais aussi stimulant pour elle. Isabelle s’était absentée en début d’après midi pour faire su shopping officiellement, mais réellement pour préparer la chambre au Shangri-La, et mettre l’enveloppe à la disposition à l’accueil. Elle possédait un double et avait décidé de ne venir qu’à 21h pour que je marine un peu de peur. Le risque était non nul que je n’obéisse pas et que je découvre le pot au rose, elle ne savait pas si j’en étais capable. Dans ce cas-là, tout tombait à l’eau et elle ne pourrait décemment pas se venger en publiant tout cela à mon carnet d’adresse, car elle aurait été trop risqué. Cette idée l’assombrit d’un coup. Elle s’était tellement projeté qu’elle ne concevait pas de vivre autrement. Elle se jura que si cela se terminait en queue de poisson avec moi, elle se trouverait un autre esclave à plumer et briser. Cela semblait si simple ! Et les propositions incessantes qu’elle recevait sur le forum fétichiste lui montrait à quel point tous les hommes étaient veules, en particulier ceux se déclarant comme dominant ou Maître, mais se mettant à son service sans hésiter.
A vrai dire, Isabelle n’avait pas de souci à se faire, j’avais décidé d’aller au bout de la démarche. Franchement la vie que je menais n’avait pas un grand sens et je devais m’avouer que je m’ennuyais à mourir. Et justement j’avais le sentiment de vivre depuis que j’avais croisé ce pseudo. C’était difficile, stressant, mais je vivais. L’impression était que tout m’avait préparé à vivre cet instant, à entrer dans ce rôle qui me tentait depuis ma plus tendre enfance, que je n’avais ni su, ni pu prendre. J’avais senti qu’Isabelle serait ma dernière soumise, j’étais arrivé au bout de ce que je pouvais donner comme dominant. Je l’aimais tendrement car beaucoup de choses en elle me parlaient, résonnaient, je trouvais sa personnalité fabuleuse. Mais j’avais besoin d’une poigne, d’une volonté supérieure, de souffrir encore et encore et enfin expier d’être ce que j’étais. C’était mon Karma et curieusement il me procurait énormément d’excitation sexuelle. D’autant que je n’avais pas joui depuis si longtemps. J’étais fier de cela, comme de tenir le coup malgré le sommeil difficile qui m’avait déjà fait perdre pas mal de poids, c’était au moins cela. Elle connaissait mon physique donc je ne craignais pas trop un rejet, mais je ne savais rien d’elle. Peut-être serait-elle repoussante ? L’expérience m’avait appris que je l’aurais senti, à son manque d’assurance, à des précautions oratoires. Là elle ne doutait en rien d’elle-même cela se sentait très bien. Si elle n’était pas dans les canons, il était certain qu’elle devait dégager une aura très forte, je n’en doutais guère.
La suite était superbe, un pincement au cœur en pensant au prix qu’elle avait du payer avec ma carte bancaire. Je me sentais coupable vis-à-vis d’Isabelle et c’est sans doute à ce moment-là que j’ai hésité le plus. Je n’arrivais pas à ma la chasser de la tête. Je pris dans le mini bar une bouteille de vodka, qui me fit du bien et me permis de me détendre. La cagoule noire, menaçante, était sur le lit, comme les deux menottes, ouvertes et sans clé. Une fois les mains attachées, j’étais à sa merci. Ou à celle de la femme de chambre ! Quelle situation délicieusement humiliante à laquelle je ne pourrais rien. Mais j’étais certain que bien pire m’attendait, et mon appréhension était maintenant de ne pas être à la hauteur. J’avais rencontré déjà maintes femmes dominantes, sans jamais vraiment céder, mais le contexte cette fois-ci était bien différent, j’étais sous contrôle et ne voyait pas bien comment m’en sortir si je trouvais la situation désagréable. Mettre la cagoule ne fut pas simple, délacer le système de fermeture, l’enfiler, caler mes oreilles, ma bouche avec le petit plug gonflant que j’enserrai entre mes dents, positionner le nez sur les trous de respiration. J’étais dans le noir complet, et les bruits étaient très fortement assourdis. Je tâtonnais pour serrer le lacet comme un corset autour de ma tête. La tension devenait très forte, tout comme mon excitation. Mon sexe essayait de durcir dans la cage que j’avais posée en arrivant, mais ne pouvait que se faire sur les pointes de dressage que j’avais enfoncées à moitié. C’était à la fois douloureux et très frustrant de ne pouvoir laisser libre court à ma pleine érection. J’avais mis en place également la chaîne de taille qui allait avec la cage et qui la plaquait contre mon pubis, écrasant mes couilles et mon sexe. Si je ne pouvais pas bander, la sensation présente en permanence me rendait encore plus excité. Je crois que j’aurai pu jouir d’un souffle sur mon pénis.
Je me souvins des instructions et serrai bien fort le harnais. Ma tête était totalement moulée, et l’image que je devais renvoyer était très excitante. Je n’étais d’un coup plus, rien, je le réalisais bien et je comprenais l’intérêt de ce dispositif. Il me restait à gonfler le bâillon god. J’hésitais tellement cela me paniquait. Je respirais certes bien par le nez, mais être envahi ainsi m’angoissait. Le god gonflait en volume mais aussi en longueur, me remplissant totalement, ouvrant ma bouche et gonflant mes joues. Je donnais quelques coups de plus pour voir, la douleur et l’angoisse étaient à leur paroxysme, aussi je dégonflais un peu, me disant que la pression était acceptable. Il me restait, en cherchant avec mes mains, à mettre les menottes aux pieds, ce qui fut facile. Bien moins pour attacher mes mains dans le dos. Un instant de réflexion un peu inutile et je refermais les mâchoires d’acier, j’étais pris au piège depuis longtemps déjà. Je n’avais plus qu’à attendre à genoux, dans la chaleur dela suite poussée au maximum, sans trop savoir ce qui m’attendait.
Enfin elle y était ! Isabelle était rentrée dans la suite, et son esclave avait sans doute senti le courant d’air puisqu’il s’était redressé. La vision de son ancien Maître ainsi offert était délicieuse, cela faisait des jours qu’elle l’imaginait ainsi, à sa merci. Il n’avait pas eu de culpabilité à la tromper, il le paierait tellement cher ! Elle poussa la valise remplie d’accessoires dans la suite, puis s’approcha de sa victime, sans tendresse, mais avec impatience. Méthodique elle avait écrit le programme de la soirée pour ne rien oublier et que tout soit parfait. Elle l’avait soumis à un forum et avait intégré quelques idées et suggestions faites par des Maîtresses ou des esclaves qui espéraient s’attirer ses bonnes grâces ! Vicieusement elle avait acheté un parfum qu’il ne connaissait pas pour masquer son odeur naturelle, au cas où. Elle s’approcha de lui, laissa un ongle glisser sur son épaule et son dos, le faisant tressaillir. D’un mouvement de pied elle lui fit écarter les cuisses au maximum. Pas un mot de devait être prononcé, elle espérait qu’il serait assez coopératif. La cage était bien là, le cadenas appelant à être fermé. Elle commencerait par cela. Non pas fermer ce cadenas, elle n’était pas naïve, mais le remplacer par un autre et le fermer. L’esclave n’entendit pas mais sentit le clic du cadenas qui le fermait. Il pensait être enfermé pour quelques heures, elle voulait que cela soit pour la vie. Et c’est elle qui avait le pouvoir. D’une pression de la main, elle le fit se pencher en avant, jusqu’à ce que sa tête touche la moquette. Elle inspecta le plug, le fit jouer, provoquant des sursauts. La peau était certes irritée, mais rien de bien méchant, et elle constata qu’il s’était enduit de crème, donc cela devait être bien supportable. Son cul allait connaître une nuit grandiose. Elle se prépara, car pour elle cette nuit était bien entendu une première, mais ce moment était clé. Bien entendu il lui avait obéi, mais maintenant il allait devoir se soumettre totalement. Elle prit de nouvelles photos de lui dans cette position d’équilibre, posa l’appareil, se concentra. Sans bien se maîtriser, ce n’était pas une grande adepte de football, elle envoya un formidable coup de pied dans les attributs qui s’offraient à sa vision par derrière, attributs compressés dans la cage de chasteté. Elle entendit le hurlement étouffé par le bâillon, tandis qu’il s’effondrait sur la moquette. C’était le moment fatidique, devrait-elle le forcer ou bien comprendrait-il tout seul ? Après une minute, elle eut la joie de le voir se redresser tant bien que mal et reprendre la même position. Cette idée d’entrée en matière lui avait été suggérée par une Maîtresse très sadique. Elle recommença une seconde fois, puis une troisième fois, ajustant de mieux en mieux son coup de pied, écrasant rageusement les couilles offertes. C’était… extatique. Le voir hurler ainsi, se rouler et venir s’offrir à nouveau. Sa soumission ne provoquait qu’une onde de mépris chez Isabelle, vraiment c’était un chien fait pour cela. Ses couilles étaient bleues, cela rendait bien en photo pour le reportage qu’elle publierait le lendemain. Le tenant par la cagoule, elle le redressa, le remettant à genoux. Elle prit la poire, la gonfla 5 fois, provoquant à la troisième des cris d’effroi inutiles. Elle sentait la panique et la douleur chez cette chose à sa merci, mais sa capacité d’empathie était nulle ce soir-là. Le bâillon était sans doute trop gonflé mais tant qu’il ne s’évanouissait pas, il n’y avait pas de souci. Heureuse de ce premier cap passé avec succès, Isabelle sorti une bouteille de champagne du frigidaire de l’hôtel. Elle s’amusa à faire sauter le bouchon contre les couilles de son infortuné Maître qui ne du rien comprendre à ce qui se passait et à ce coup sur ses parties déjà bien sensibles. Avant de déguster sa coupe, elle posa sur chacun des mamelons une pince crocodile lestée de 500 grammes. Cela lui semblait beaucoup, mais pourquoi pas. Elle se souvenait comme il adorait lui supplicier les tétons. La douleur le fit crier de façon très sourde avec le god gonflé dans sa bouche, et le poids libéré sembla le rendre fou. La douleur n’était pas près de s’éteindre et il savait que le second téton allait subir le même sort. Une souffrance continue sourdait de lui et Isabelle réalisa qu’elle était trempée. Assise sur le fauteuil, elle le regardait souffrir comme un fou, les couilles douloureuses, les tétons déchirés, et avec surprise, le sexe dur essayant d’échapper à la torture des pointes de la cage. Sans succès. Une main dans sa culotte, elle découvrit l’étendue de son excitation. Elle n’avait jamais été trempée ainsi, et se fit jouir en quelques instants. La vie était belle et c’est la vie qui l’attendait maintenant, plus rien ne pourrait l’en empêcher. Les photos qu’elle faisait était horriblement compromettante : même avec la cagoule il était bien reconnaissable avec ses quelques tatouages déjà existants. Il serait bien temps de compléter avec des tatouages autrement plus compromettants et avilissants. Elle se fit la réflexion que les seins tombaient très fortement avec les pinces et les poids, et naquit à cet instant l’idée de lui faire subir ce qu’elle avait subi, des implants mammaires, sans doute autrement plus imposants pour lui ? Cela allait être très amusant. Il était un peu gros et il faudrait le faire maigrir, mais pas par le sport. Elle le voulait mou et faible, simplement par la privation continue. C’était au fond bien plus sadique. Et elle imaginait sa honte avec une très lourde poitrine à gérer.
Elle mit de la musique pour donner plus de relief à la soirée, il était temps de passer à des choses plus sérieuses. Elle prit l’esclave par la cagoule et l’emmena vers la table basse qu’elle avait repéré le midi. Couché dessus, sans lui enlever les pinces sur lesquelles il s’aplatit, elle défit rapidement les menottes des mains, pour ramener les bras vers l’avant et les attacher aux pieds de la table, faisant de même avec chacune de ses chevilles. Une corde maintint fermement son bassin sur la table, il était ainsi bien offert et étiré, les jambes très écartées offrant une vue unique sur son plug et ses couilles foncées. Isabelle se saisit d’une cravache avec un large bout et tapota les couilles ainsi offertes à son sadisme. Bien immobilisé je ne pouvais pas bouger, terrorisé par ce qu’elle pourrait faire à mes précieuses bourses. Les coups étaient de plus en plus appuyés, jusqu’à ce qu’Isabelle se décide à taper fort, des coups secs, m’envoyant des décharges de souffrance terribles. Avait-elle l’idée de la souffrance infligée ? Les cris étaient étouffés par le bâillon qui remplissait toute ma bouche. Les coups n’arrêtaient pas, Isabelle semblait fascinée par la souffrance infligée, pour son plaisir, une main dans sa culotte baignant dans son excitation et l’autre frappant aussi fort que possible sur les couilles offertes. Seul l’orgasme qui la ravagea réussit à mettre fin à cette torture terrifiante. Bien entendu ce n’était que le hors d’œuvre, Isabelle avait pour objectif de rendre mon corps marqué et lacéré comme sur les photos les plus violentes que je chérissais régulièrement.
Si c’était une première pour Isabelle, son expérience en tant que victime lui avait enseigné l’usage des différents instruments de torture qu’elle avait emmenés. Elle commença par le bâton, sur les fesses et l’arrière des cuisses de son esclave. Et découvrit que ce n’était pas si facile de frapper fort et précisément. Surtout pour faire les marques qu’elle souhaitait, elle devait frapper la chair offerte à toute volée. Il lui fallut quelques minutes pour s’ajuster. Alternant les séries longues, avec des séries courtes, sans compter ni sa peine, ni sa violence, ni le nombre de coups. Seul le résultat l’intéressait. Sa chose souffrait terriblement, comme jamais elle n’aurait pensé pouvoir faire souffrir, sans aucune compassion de sa part, voire même l’inverse, une sorte de mépris à accepter de subir toute cette violence. Je ne pouvais pourtant rien faire, je subissais un défoulement de violence inouïe, provoquant l’effondrement de mon esprit, passant alors de l’autre côté, dans une euphorie paradoxale, un affaissement de toute volonté, et une poussée d’amour, de désir, d’offrande. Quelque chose de très bizarre prenait place en moi, ne pouvant rien faire pour me protéger, je m’offrais alors psychologiquement à cette inconnue qui me maltraitait comme j’avais écrit que je voulais l’être et comme, en fait, je n’avais aucune idée de la signification. Je n’étais plus rien, elle était tout. C’était curieusement un écho de ce que ressentait Isabelle, d’une toute puissance qui allait cette fois-ci bien au-delà de l’excitation sexuelle. Elle sortait définitivement de sa chrysalide et plus rien ne pourrait lui faire rebrousser chemin.
Pour le dos, elle prit la badine, bien plus difficile de maniement. Le bruit était excitant, et les marques très prononcées, du sang perlant parfois. Là encore elle voulut que le dos soit totalement marqué, et la mèche de la badine mit tout autant les flancs de sa chose en sang. Il ne bougeait guère, semblait abandonné, mais respirait et elle sentait qu’il était totalement offert. Les photos étaient superbes, bien au niveau des pires stockées sur son ordinateur, et Isabelle ressentait une grande fierté à les publier sur le blog. Epuisée elle s’accorda une pause champagne et orgasme avant de continuer le programme prévu pour la nuit. Par pur sadisme, avant de s’enfoncer dans le siège pour vider sa coupe, elle gonfla deux fois la poire du bâillon, pour sentir la panique reprendre dans le corps ligoté à ses pieds. Cela déclencha en elle une poussée d’adrénaline et prenant la badine elle cingla une vingtaine de coups en quelques secondes et à toute volée sur les fesses offertes. Une sorte d’orgasme dans la violence, quelque chose de fort que de laisser cette rage s’exprimer sans rien pour la contenir.
Isabelle sortit de la valise une culotte en coton noire qu’elle enfila. Cette culotte, épaisse et rigide, mais agréable à porter avec un petit côté sexy, était ornée d’un anneau au niveau du pubis permettant de maintenir un god en place. Avec beaucoup de réflexion Isabelle s’était décidée pour un god souple et très imposant de 5 centimètres de diamètre. C’était beaucoup pour une première pénétration, mais j’avais pu lui montrer que j’avais l’habitude de me remplir le cul. Il était primordial pour Isabelle que je me souvienne bien de cette première sodomie, que je me sente défoncé, pris, possédé. Elle se regarda dans la glace, son corps féminin contrastant avec le sexe couleur chair qui pendait entre ses jambes, tel un phallus exprimant toute sa puissance. Elle caressa son corps, appréciant une nouvelle sensualité en elle, se sentant paradoxalement encore plus femme devant sa femelle ainsi offerte. Enlever le god métallique du cul offert ne fut pas chose facile. Elle réveilla l’esclave qui s’était abîmé dans une douce torpeur, et du pas mal forcer pour le retirer. L’anus resta entrouvert, rouge d’irritation, mais cela ne la préoccupait pas. Elle enduisit le god entre ses jambes de vaseline, essuya ses mains, posa un coussin entre les jambes écartelées et ligotées et présenta le gland à l’entrée du cul palpitant. Isabelle avait toujours été terriblement excitée par les intromissions d’objets ou de sexe. Elle ne regardait que cela dans les vidéos, obsédée par les objets vraiment gros comme des bouteilles, ou des fists profonds. Mais elle était bien trop douillette pour le subir et se régalait d’avance de tout ce qu’elle allait pouvoir faire avec son nouveau jouet. De façon malhabile elle avança son bassin, et le god commença à se frayer un chemin. C’était enivrant, elle était extatique. Se rapprochant, elle du appuyer de tout son corps pour faire avancer le membre dilatant le cul de sa proie. Voir le latex disparaître au fond des fesses lui faisait tourner la tête, tandis qu’il se débattait en vain pour échapper à la torture subie. Elle ressortit et attendis quelques secondes pour le laisser respirer, puis replongea d’un coup de rein violent bien plus profondément, répétant le manège une dizaine de fois. Les cris étouffés étaient variés, mélange de plaisir, de surprise mais surtout de douleur. Elle poussait, poussait pour que tout le membre trouve sa place, que son pubis soit collé contre les fesses de son ancien Maître. La vaseline jouait parfaitement son rôle et le cul coulait de lubrifiant, lui permettant de coulisser sans plus d’effort, une fois le cul bien cassé. Pris d’une frénésie incontrôlable, Isabelle se mit à faire des allers et retours de plus en plus rapides, souvent désordonnés, s’enfonçant au plus profond possible à chaque fois, s’agrippant aux hanches de sa victime et à la chaîne maintenant la case en place, écrasant les couilles lorsque son pubis s’écrasait contre les fesses, perdant son souffle mais continuant dans une folie Incroyable. Elle aurait dû penser à se filmer, jamais elle n’avait connu une telle euphorie, c’était carrément dingue. Elle se mit à griffer le dos offert, arrachant les boursouflures de la badine et créant de nombreuses rigoles de sang. Elle sentait la chaleur intense des fesses suppliciées contre son pubis, et se démenait pour arriver à jouir ainsi, sans succès. Après dix minutes d’une cavalcade folle, elle s’effondra épuisée, le god profondément fiché dans le cul de sa femelle. Ce plaisir de la prise de possession était aussi inouï qu’inattendu.
Isabelle était épuisée, pourtant la soirée n’était pas encore finie. Elle se releva doucement, le god sortant du fondement de sa femelle, laissant le cul bien ouvert et dégoulinant de lubrifiant. Elle sortit de la valise la surprise qu’elle lui avait préparé : une poire métallique, s’ouvrant en fleur à l’intérieur du cul et cadenassée. Il ne pourrait ainsi pas se libérer sans la clé et ne pourrait pas même s’asseoir puisque la tige dépassant entre ses fesses le lui interdirait. Elle avait hâte de voir sa réaction en se découvrant ainsi contraint. Il lui fallut beaucoup de force pour déployer l’engin qui prenait un diamètre de 10 centimètres une fois bien ouvert. Son esclave se sentit à la fois envahi et fortement dilaté sans bien sur comprendre ce qui lui arrivait. Il ne perçu pas le clic du cadenas, scellant l’objet en place. Isabelle le détacha et le mis à genoux. La douleur dans ses tétons était paroxystique et il en chancelait au bord de l’évanouissement. Délicatement, Isabelle détacha l’une après l’autre les deux pinces, dont les marques étaient bien visibles et des croutes s’étaient déjà formées. Isabelle nota sur son calepin d’investir dans un aspirateur à tétons pour bien les développer. Là ils feraient un peu ridicule avec la poitrine qu’elle projetait de lui faire implanter. Elle notait toutes ses pensées dans ce carnet, ne voulant rien perdre de ce qu’elle découvrait au gré de ses lectures, échanges ou même expériences comme à cet instant. A 4 pattes je me dirigeai dans la partie nuit, guidé par sa pression sur la cagoule. J’étais complètement groggy, incapable d’avoir la moindre pensée cohérente, sinon un désir fou de me jeter à ses pieds que je n’envisageais que comme divin. Et surtout dormir, j’étais épuisé, assoiffé aussi par le bâillon et les cris que j’avais poussé toute la nuit. Le contact du lit me fit du bien, même si je me retrouvais attaché en croix sur le dos, les membres bien étirés. Je ne songeais même pas à ce qui pouvait m’attendre, je vivais chaque seconde de façon incroyablement intense, me disant que j’avais attendu toute ma vie pour vivre enfin à ma juste place, aux pieds d’une Déesse dont l’odeur me ravissait, la douceur des mains m’envoûtait, mais surtout la violence et le sadisme me comblaient. La tête me tournait, j’étais sans doute dans un état avancé de perte de contrôle.
Le premier coup me pris par surprise. Non que je ne m’y attendais pas, mais je flottais bienheureux. Isabelle avait le projet de mettre mon recto dans le même état que le verso, sans tenir compte de l’extrême sensibilité de mes tétons, de mon ventre ou de mon pubis. Isabelle prenait connaissance de la canne, et décida que c’était finalement son outil préféré. Plus facile et léger à manier, les marques étaient superbes et la douleur devait être intense aux bonds que je faisais malgré les liens. L’adrénaline lui donna la force de me marquer encore et encore, scrutant les surfaces pas encore martyrisées pour les battre au sang. Je suffoquais de douleur, elle coulait d’excitation, surprise de ne pas être saturée de tout cela, bien au contraire. De nouveaux plans s’échafaudaient dans sa tête, laissant libre court à ses désirs les plus sombres qu’elle avait toujours refoulés. Elle voulait d’autres marques, d’autres transformations sur moi, que je ne sois plus rien de ce que je prétendais être auparavant.
Isabelle s’arrêta sans même s’en rendre compte, le corps qui gisait à ses côtés exprimait la souffrance à l’état brut. Elle avait recomposé le tableau des photos de femmes qui m’excitaient, mais là j’étais devenu la victime. Pas si consentante, mais résolue. Je fus à nouveau mitraillé pour le blog, mais je n’en avais pas conscience. Je m’enfonçais dans un sommeil profond que j’espérais réparateur. Lorsqu’Isabelle fut certaine que j’étais bien endormi, elle se releva, enleva sa culotte god, se rhabilla, rangea tous les accessoires dans la valise en faisant le tour de la suite. Très doucement, pour ne pas me réveiller, elle défit les liens aux 4 coins du lit, dégonfla le bâillon puis l’enleva, le faisant glisser entre mes lèvres restées ouvertes. Il me faudra plusieurs jours pour refermer la bouche normalement. Je n’avais plus que la cagoule, ma cage de chasteté verrouillée définitivement et la poire d’angoisse ouverte au fond de mon cul. Il était temps de partir, toujours sans faire de bruit et de rentrer à la maison.
Epuisée mais sans arriver à dormir, elle rédigea plusieurs posts du blog illustrés des photos pour ses interlocuteurs qui devenaient nombreux. Plusieurs dizaines de curieux attendaient d’avoir des nouvelles. Elle mit un mot à sa chienne pour qu’elle la prévienne quand elle se réveillerait et lui donne des nouvelles. Prenant son womanizer, elle enchaîna sans reprendre son souffle 6 orgasmes qui lui permirent enfin de se détendre et de s’endormir. Une nouvelle vie commençait le lendemain.
A SUIVRE....
lundi 18 février 2019
RECIT: UN MAITRE ASSERVI par Ange Noir
Premiere partie d'un récit écrit par Ange Noir.
PARTIE 1
je serais incapable de dire quand tout a basculé. Je n’avais pas du tout conscience de perdre le contrôle, et ce sans doute très en amont, avant même que je ne réalise que la situation devenait compliquée et échappait à mon contrôle. Cela va paraître curieux, mais je suis même incapable de savoir quand nous sommes, ayant perdu toute mesure du temps qui s’écoule, n’ayant plus aucun repère : je n’ai plus touché à un ordinateur depuis des années, tout comme un téléphone. Je ne regarde jamais la télévision ou n’écoute la radio. Même si j’entends souvent leur son, mon esprit n’arrive pas à saisir la moindre information. Je suis en effet exclusivement tourné vers ma Maîtresse, et rien d’autre ne peut pénétrer mon cerveau épuisé par le manque de sommeil, les souffrances permanentes, et un dressage dont le seul souvenir me glace d’effroi. Je vis dans une fébrilité permanente, accrue dès que j’entends, lis ou vois ma Propriétaire, ne pouvant alors faire rien d’autre que me jeter à Ses pieds, tremblant de tous mes membres. Ne récoltant alors aucun égard, ce qui me rassure sur le fait de ne pas lui avoir déplu ou désobéi d’une quelconque manière. Car je ne contrôle plus rien de ma vie, ni de ma relation, sans que je ne l’ait réellement voulu. Je ne saurais même dire aujourd’hui si j’en suis heureux, comblé, ou au contraire que je regrette. Je n’ai plus ce luxe de me poser de question, en fait plus l’énergie, je suis juste épuisé, stressé et en perte d’équilibre permanent. J’ai compris qu’il n’y avait plus rien à faire et me laisser aller même si j’ignore totalement où je vais finir.
Nous nous sommes rencontrés il y a plusieurs années, elle ma cadette de plus de 20 ans, soumise et recherchant la protection d’un homme puissant et aisé, ce que j’étais. Nous avions longuement échangé sur Internet et notre rencontre fut un vrai coup de foudre. Elle, petite, très brune avec une peau blanche, douce et d’une sensualité à fleur de peau, de magnifiques fesses rondes, une poitrine un peu petite, mais je m’empressais de lui imposer une chirurgie esthétique ce qui la rendit encore plus irrésistible et sexy. Elle était brillante, intelligente et nous nous entendions à merveille. Notre relation était certes SM mais au fond assez calme, car après bien des années à dominer, j’étais un peu arrivé avec elle à la fin de ma quête. Je sentais en elle une capacité à s’offrir et à s’abandonner qui me comblait. De son côté, si elle appréciait la tension sexuelle et l’adrénaline dans les relations sexuelles, elle appréciait que la relation de domination soumission soit plutôt light par ailleurs. Notre relation était douce, harmonieuse, mais avec des jeux et des situations qui pouvaient être diaboliquement excitantes. Elle m’avait d’ailleurs ouvert à d’autres dimensions, comme l’humiliation, ou les jeux d’infantilisation. En tant que dominateur, j’ai toujours été très à l’écoute de mes soumises, et même si dans le discours je passe pour impitoyable, dans les faits j’ai toujours été au service de leur plaisir. Pour la première fois de ma vie, je ne sentais pas le besoin d’aller chercher d’autres femmes soumises pour pimenter ma vie. Toutes me paraissaient fades à côté d’Isabelle, j’avais trouvé mon graal. Au contraire, je revenais aux premiers émois de ma vie sexuelle en dialoguant régulièrement avec des femmes dominatrices. Bien entendu, Isabelle n’était pas au courant, non que je me cache particulièrement, mais cela l’aurait sans doute trop déstabilisée. Et puis c’était innocent, je n’avais pas du tout l’idée de quoi que ce soir derrière. Ces situations m’excitaient fortement, tout comme les récits de maris dressés ou cocus, et j’en écrivais même quelques unes, parmi les plus violentes et extrêmes.
C’est vrai que jeune mes penchants s’étaient d’abord exprimés dans un certain masochisme et dans la recherche d’une femme dominatrice qui me prendrait sous son aile. J’avais quelques livres de Marika Moreski qui me troublaient énormément, ainsi que des revues spécialisées achetées dans des sex shop. Ces images et récits me provoquaient un émoi que je contrôlais à peine. Mais j’étais bien trop impétueux, plein d’énergie et de vie pour arriver à exprimer la moindre soumission de façon constructive et très vite cette période s’est tarie et j’ai pris alors un grand plaisir à dominer, parfois maltraiter des femmes qui s’offraient à moi. Mon imagination est sans cesse en ébullition, et aucune femme n’arrivait à y répondre, alors puisque je ne pouvais me soumettre autant les soumettre et leur faire subir une petite partie des fantasmes et désirs qui m’habitaient.
Les femmes dominantes avec qui je dialoguais étaient globalement sans grand intérêt, et dans une recherche de domination très faiblement érogène et loin des extrêmes qui m’ont toujours attiré. Il y avait là une subtilité qui ne me correspondait pas trop, mais pour des dialogues cela pouvait être plaisant. Je ne cachais pas ma situation ce qui mettait souvent rapidement fin aux échanges, la situation semblant trop bizarre et surtout impossible. Il est vrai que je ne me voyais pas aller même à un simple rendez-vous. Même si je ne cachais rien, je me connectais en loucédé et j’étais persuadé qu’Isabelle n’en savait rien. Je me trompais. Non seulement elle suivait mes différents chats, mais aussi les histoires d’hommes soumis ou esclaves que je lisais et les photos que je pouvais regarder sur Internet. J’étais trop pris par ces voyages fantasmatiques pour m’apercevoir que son attitude vis-à-vis de moi avait changé peu à peu, qu’elle me regardait différemment, et que sa soumission n’était plus aussi appuyée qu’avant. Mais cela ne me dérangeait guère, adorant tout le temps que je passais avec elle quelle que soit l’ambiance. Je ne faisais rien de mal même si les fantasmes de soumission devenaient de plus en plus présents dans ma tête et lorsque nous faisions l’amour. C’était comme un pavé dans mon ventre, un désir profond et fort, qui n’avait rien à voir avec le bonheur de dominer. Bien autre chose, du domaine de l’incontrôlable. Les masturbations ne me soulageaient guère, ce désir se développait en moi, sans doute exacerbé par une situation financière qui sans être préoccupante, me stressait. J’avais beaucoup de temps à y consacrer tandis qu’Isabelle partait chaque jour travailler. Je m’amusais un peu avec nos différents gadgets et cela soulageait la tension qui était en moi.
Tout cela ne prêtait pas à conséquence, jusqu’au soir où je croisais le pseudo Noir Destin qui tout de suite m’attira. C’est surprenant comme quelques mots peuvent trouver un écho assourdissant. Le profil était sombre, on distinguait à peine des formes sur la photo, mais elles étaient excitantes, le texte invitait à une relation très poussée de soumission, abandon, y compris même de féminisation et de perte de repères, de prise en charge financière et d’un esclavage non consensuel. Curieusement j’hésitais à la contacter, je sentais quelque chose de plus sulfureux, de plus fort et réel qu’avec d’autres profils. Instinctivement, je sentais le danger mais aussi la réalité de ce profil. J’aurais été incapable de dire pourquoi. J’étais frappé par l’approche non consensuelle qui va à l’encontre de tous les principes d’une relation SM, mais que précisément je cherchais, ou plus je rêvais. Puis, après quelques heures d’hésitation, je me lançais, dans un long texte, expliquant que j’étais un dominateur mais que depuis petit je rêvais de soumission, et que je me sentais aujourd’hui près à le vivre de façon intense, à me laisser emporter par une puissance supérieure. J’avais envie de me donner les moyens d’attiser l’intérêt de cette femme et pouvoir nouer un dialogue et un échange auquel je mettrai un terme dès que cela sera nécessaire. Je me surpris à être très nerveux en attendant une hypothétique réponse, qui arriva rapidement, contenant juste un mail et me demandant ma photo ainsi qu’un cv complet. J’aurais dû penser que c’était un fake, un profil de racolage comme il y en a des milliers, mais non, cette sobriété collait parfaitement au personnage et à la situation, et était bien loin des propos lénifiants des fakes que je croisais chaque soir. Je me jetais sur mon mail, trouvais une photo de moi nu et à genoux que j’avais faite il y a quelques semaines pour ces cas là, l’envoyait, avec toute mon histoire, un peu romancée surtout du côté soumis où je m’inventais des expériences que je n’avais eues que dans la tête, ou en autopunition. Le contact était pris. Elle me demanda de prouver ma motivation en lui envoyant une photo avec son pseudo écrit sur la peau. C’était très excitant, cela rendait la relation concrète, et paradoxalement me prouvait que sa quête était totalement réelle. Je n’hésitais guère et filais à la salle de bain avec un feutre pour m’exécuter. Cela m’excitait terriblement de lui obéir ainsi. Sans doute aussi un moyen de contrôler la vérité de ma photo envoyée. Elle mit fin à l’échange pour la nuit et me dit de me reconnecter le lendemain à 23h00 précise. Me laissant sur ma faim. Et la tête à la fois remplie de désir, et frustrée de n’avoir rien sur quoi appuyer ces fantasmes fous.
Je passais la journée dans un état de tension que je n’avais pas connu depuis longtemps. Je relu des dizaines de fois le profil, interloqué par la liste des pratiques qui étaient particulièrement hard mais qui matchait incroyablement avec la mienne, rejetant toutes les pratiques soft ou vanilles pour se concentrer sur ce qu’il y a de plus sulfureux, extrême ou violent. Des pratiques qui sont vraiment exceptionnel et une approche loin des canons consensuels. Je touchais du doigt que ses pratiques non consensuelles étaient réelles et que ce n’était pas un profil pour juste jouer. C’est pourtant ce que je voulais faire avec ce profil. J’envoyais ma soumise Isabelle au lit bien avant l’heure du rendez-vous pour pouvoir me mettre dans l’état d’esprit que je souhaitais communiquer. Je ne faisais guère attention à elle et ne remarquait en rien les regards qu’elle ne cessait de me jeter. Car Isabelle était à la fois décontenancée et furieuse. Elle n’en revenait pas de la façon dont je réagissais au pseudo qu’elle avait créé pour me tester, plus que me piéger. Me voir hier me précipiter à la salle de bain pour faire la photo avec le marqueur l’avait sidérée. Elle regardait son ‘maître’ d’un nouvel œil, et se sentait curieusement trahie. Même si c’est elle qui me manipulait avec ce faux pseudo, ce que je révélais la décevait profondément. Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait comme Maître, et me voir si fragile et vulnérable était profondément déstabilisant. Cette violence qui était en elle depuis toujours, qu’elle exsudait quand je la dominais, prenait un tour nouveau. Pour la première fois de sa vie elle ressentait l’expression de cette violence vis-à-vis d’une autre personne : moi. Elle voulut me confronter à cela toute la journée mais je n’étais pas vraiment attentif et l’heure du coucher arriva sans qu’Isabelle n’ai pu décider de ce qu’elle allait faire. La rage ne la quittait cependant pas. D’une certaine façon je décidais pour elle, envoyant à Noir destin un long mail enthousiaste marquant comme j’adorais son profil, que ses pratiques quoique extrêmes étaient celles que je préférais et que notre taux de match était proche de 100%, lui parlant de moi et de cette recherche juvénile qui avait avortée. C’était bien entendu très centré sur moi-même, mais elle ne donnait prise à aucune connaissance sur elle qui aurait permis de personnaliser mon message. Et je ne me doutais en rien qu’Isabelle s’était inspiré des récits et photos que je consultais pour aller aussi loin dans l’expression de ses pratiques. Elle avait profité de la journée pour lire un livre que j’avais récupéré en PDF, comment éduquer son mari, qui l’avait à la fois terrifiée par sa dureté et sa froideur, mais aussi convaincue de son bienfondé. L’écrivaine savait de quoi elle parlait et au fur et à mesure de la lecture Isabelle projetait de plus en plus son Maître dans le personnage de l’esclave. Le début du livre contenait un test pour savoir si on était capable d’être une bonne Maîtresse. Le résultat d’Isabelle était édifiant, elle n’était pas au niveau. Pourtant à la fin de la journée, son état d’esprit avait déjà beaucoup changé, et elle refit le test. Les résultats étaient bien différents. Quelque chose s’ouvrait en elle, une énergie et une violence qui avaient toujours été là et qu’elle tentait de canaliser depuis toujours, comme une libération. Elle était aussi perturbée par moi que par ses propres réactions.
Isabelle découvrait un tout autre personnage. Était-ce moi, une projection fantasmagorique ou juste un jeu, elle ne le savait pas et, franchement, à ce stade moi non plus. J’étais juste pris dans une fièvre d’excitation. Nous échangeâmes une partie de la nuit, le pseudo voulant tout savoir de ma vie. Les questions fusaient et en bon petit soldat je prenais soin de tout dire, ne réalisant pas à quel point je me dévoilais et me mettais à nu, donnant ainsi à Isabelle de nombreuses clés qu’elle rangeait de côté. Au fur et à mesure des messages je devais me dévoiler plus encore, répondre à de multiples questions, certaines très intimes comme par exemple sur ma relation avec mes filles, mon rapport à l’argent, l’origine de mes pulsions, les jeux que je pratiquais enfant pour me punir. C’était assez excitant de repenser à tous ces jeux que j’avais pu pratiquer pour torturer mon sexe, me pénétrer le cul, m’exhiber dehors en portant les affaires de mes sœurs et bien d’autres humiliations que je m’infligeais. C’était certes puérile, et mon interlocutrice ne manquait pas de se moquer de moi, vorie parfois d’être dégoûtée. Elle me fit reprendre une à une toutes mes relations, qu’elles soient passagères ou plus suivies. Je devais me dévoiler, expliquer, décrire ; commenter mes émotions. C’était une certaine forme de catharsis. Je découvris alors que je n’avais pas tant menti que cela, ayant oublié ma première relation sm qui était en tant que soumis. Dans mes relations de domination, je dévoilais un personnage que je n’aimais pas trop. Je revendiquais un amour immodéré de la femme et pourtant me comportait bien durement avec elles. Mon interlocutrice ne manqua pas d’appuyer là où cela faisait mal, c’était à la fois humiliant et excitant. Elle me demanda si notre échange me faisait bander, et je du bien lui avouer que oui. Je n’osais lui poser la question, mais elle me répondit, à mon grand désarroi que cela la dégoûtait plutôt qu’autre chose. Elle était sincère, Isabelle découvrait une nouvelle lecture de tout ce que j’avais pu m’ouvrir à elle, sachant que j’avais toujours caché ces pratiques masochistes et ce besoin de soumission en moi. Elle réalisait avec ces échanges que je n’étais pas la personne solide et forte que je projetais, mais un petit garçon fragile, pervers et finalement un peu minable dans sa sexualité. Sauf que cette médiocrité provoquait en elle une excitation nouvelle, son masochisme light se transformant en un sadisme qu’elle sentait bien moins light. Et une émotion vis-à-vis de moi sur laquelle elle n’arrivait pas à mettre de mots : son amour avait disparu, restait sans doute une part d’affection, mélangée avec du dégoût, mais surtout une envie de m’écraser, de me piétiner qui germait de façon autonome loi de ce désir d’expiation que j’exprimais. Désir dont elle percevait bien l’origine familiale mais dont elle se moquait, je n’avais qu’à faire le travail pour dépasser cette origine, ce que je n’avais visiblement pas fait !
Elle me fit exprimer les fantasmes qui m’occupaient l’esprit, ce dont je rêvais. Je parlais aussi bien d’humiliations très sévères, en particulier d’être cocufié, nié dans ma virilité, mais aussi le fait d’être battu et atrocement traité, ou bien féminisé pour être réduit à rien, transformé physiquement, sans aucune autonomie. Avec réticence mais me disant que cela ne prêtait pas à risque, je lui décris aussi ce fantasme que ma Maîtresse prenne possession de tous mes biens, que je ne possède plus rien et devienne alors totalement dépendant à elle, n’ayant aucune autre alternative. J’avouais que ces fantasmes me faisaient bien plus jouir que toute autre image et que je les avais quand je faisais l’amour avec ma soumise. Je me sentais honteux et le retour fut violent. Je reçu un message de mépris et d’injure qui me rendit très honteux. Isabelle se lâcha en imaginant tout ce que je fantasmais en la prenant, et me traita d’irrespectueux de la gent féminine et que je ne méritais pas de posséder une femme, que je ne méritais de ne rien posséder, et que je ne valais guère mieux qu’un chien. Je tentais de lui dire que les fantasmes n’étaient pas tromper, mais, bien entendu, ce n’était pas du tout son avis, et le mot trahison devint une évidence de plus en plus grande pour Isabelle qui avait du mal à masquer sa colère noire, tandis que j’étais à deux pièces d’elle, dévoilant à une pseudo inconnue, les tréfonds de ma personnalité qu’elle ne connaissait pas. M’aurait-elle accepté ainsi, moi je ne le pensais pas, mais sans doute aurait-elle pu le comprendre et l’accepter. Ceci étant je n’en avais pas une conscience aussi développée avant de commencer ce dialogue : me sentir ainsi écouté profondément, et sans risque apparent, faisait que je me dévoilais comme jamais. Mais se découvrir ainsi était révoltant. Il était quatre heures du matin, temps de mettre fin à cette première nuit de confession. Isabelle envoya un dernier message, m’interdisant tout contact sexuel avec ma soumise, et même toute expression de ma domination vis-à-vis d’elle. Isabelle savait qu’elle ne le supporterait plus et utilisait ce début d’autorité sur moi pour ainsi se prémunir. Elle devait réfléchir à ce qu’elle ferait de tout ce qu’elle découvrait. Sa vie lui plaisait énormément et elle ne souhaitait pas que tout s’effondre ainsi. D’un autre côté plus rien ne pourrait être comme avant. Mais une telle trahison, c’était inconcevable, la colère ne se calmait pas. Si encore j’étais venu lui expliquer mes pulsions et mes besoins complémentaires... D’ailleurs elle se demandait dans quelle mesure la domination était mon truc, elle découvrait un nouveau visage et une nouvelle compréhension de mes comportements, de ma domination à la fois dure mais aussi très à l’écoute et finalement très adaptée à sa personnalité. N’était-ce pas une certaine forme de soumission de ma part, lui donnant ce qu’elle exprimait qu’elle voulait. Mais cette nuit, tout cela s’était évaporé, ce n’est plus cela qu’elle voulait, elle en était certaine. Ni de moi, ni de quiconque. Les hommes la dégoutaient.
Elle me donnait rendez-vous pour la nuit prochaine, j’allais être épuisé moi qui avait besoin de mes neuf heures de sommeil ! Et exigeait que je lui envoie une copie de ma carte d’identité d’ici là. Son ordre ne souffrait pas de discussion et depuis le début je ne faisais que répondre à ses questions sans jamais en poser, sentant qu’il n’y aurait de toute façon aucune réponse. Mais là cela me fit réfléchir, c’était un cap, une étape, et surtout une sortie de l’anonymat qui ne correspondait pas trop aux us et coutumes de ce genre d’échange. J’hésitais à lui exprimer cela, j’avais peur de la perdre. Personne ne s’était autant intéressé à moi et à mon histoire de ma vie, je me sentais totalement connecté avec elle, et je perdais un peu de vue tout contrôle. Je lui souhaitais une belle nuit, me disant que j’avais le temps d’y réfléchir. Certain de ne pas le faire en me couchant à côté d’Isabelle endormie. Du moins je la croyais endormie, elle ruminait sa colère ainsi que quelque chose de nouveau en elle, une pointe d’excitation qu’elle découvrait, de prendre un certain contrôle, et de maîtriser la situation. Je mis du temps à m’endormir, très excité moi aussi par la situation, tout en me demandant comment j’allais pouvoir faire pour progresser dans cette relation avec la question de la carte d’identité en suspens. C’était très risqué mais en même temps l’adrénaline était amusante.
Isabelle était toute aussi nerveuse et pensive. Elle ne savait pas si elle espérait que je n’envoie pas ma carte d’identité et du coup mette fin à la relation, ou bien que je continue et pouvoir voir ce que j’avais vraiment dans le ventre. Elle savait simplement que plus rien ne pourrait être comme avant, se demandant si elle aurait la force de repartir à zéro dans une nouvelle relation. En même temps elle en avait plus que marre des hommes et ne se voyait pas recommencer, ni non plus prendre une vie vanille qui était mortifère pour elle. Le changement d’attitude que j’avais était une évidence, et elle fut vraiment surprise de sentir que je n’étais plus du tout dominant pendant la journée qui suivit avec elle. J’étais tellement ailleurs, perdu dans mes pensées, mes réflexions, mais aussi épuisé par cet échange. Cela confirma à Isabelle que c’était une bonne idée de me fatiguer ainsi, je perdrais ainsi toute lucidité. Et finalement j’arrivais très bien à peu dormir quand il y avait une bonne raison. En me regardant, elle réalisa d’un coup qu’elle ne m’aimait plus, mais alors plus du tout. Pas tant qu’elle voyait un étranger, au contraire, elle me sentait encore plus que jamais. Elle avait certes de l’affection ; beaucoup, mais plus jamais son cœur ne pourrait battre la chamade, cela était une illusion qui s’était dissipée ces 24 dernières heures. Cela aurait du l’attrister, mais curieusement elle se sentit libérée, d’une emprise qu’elle avait tant désirée, mais qui aujourd’hui ne lui était plus utile. Elle aussi était épuisée, mais sentit une profonde joie émerger de sa déception et de sa désillusion. Elle relu pendant la journée les différentes histoires que je lisais récemment, s’imprégnant de ces récits et de ces émotions neuves pour elle, se remplissant d’une certaine violence en repensant à tout ce qu’elle avait pu m’offrir pendant sa soumission, et finalement ne doutant plus que j’enverrai le document demandé. Elle se caressa sur un récit d’un mari cocufié par sa femme et réduit à l’état de larbin, dans un orgasme qui la laissa dévastée et surprise. Jamais lire un tel récit ne lui serait venu à l’idée et le thème lui aurait semblé incongru. Pourtant cela avait été ravageur, et elle sentit son corps faire des bonds comme jamais.
J’étais bien entendu au rendez-vous à 23h, ayant envoyé ma carte d’identité bien plus tôt dans l’après-midi. Je me sentais vulnérable, à la fois par cette carte mais aussi par la fatigue. Je remarquais tout de suite un changement de taille, mon interlocutrice se mit à me tutoyer et à exiger des majuscules quand je faisais référence à Elle. Les ordres étaient secs, c’était net et sans bavure. C’était excitant. Pendant la première heure, elle me fit décrire ce que j’aimais et recherchais, me faisant distinguer l’excitation du plaisir. J’étais en effet excité d’être battu mais sans y prendre du plaisir. C’est la première fois que je comprenais et touchais du doigt ce distinguo. Je lui avouais ainsi mon fantasme de vivre enculé en permanence, avec des plugs de plus en plus imposants, d’être battu et maltraité, de manger comme un chien, de dormir aux pieds de ma Maîtresse, de lui servir de toilette, y compris pendant ses menstrues. Elle me trouva immonde de désirer cela, non par plaisir car j’étais dégoûté, mais par excitation et une humiliation extrême. Elle me demanda si j’étais prêt à porter des marques permanentes et visibles de mon état. Dans l’excitation, mon sexe dur comme de l’acier, j’acquiesçais. Elle me demanda pour la première fois si j’avais des questions, m’en autorisant une seule. J’hésitais longuement, puis je lui demandais si elle pensait sérieusement qu’elle pourrait m’accepter comme esclave ? Isabelle fut surprise de cette question, qui allait bien au-delà du fantasme. Je semblais terriblement fébrile d’un coup et surtout très sérieux. Elle perçu très clairement que j’avais basculé bien plus vite que moi, que le jeu m’échappait et qu’elle avait toutes les cartes en main. Elle voulut d’abord répondre simplement oui pour continuer à me tester, mais, perversement, préféra me mettre sous pression en répondant qu’elle n’était pas encore convaincue, que je ressemblais à un souminateur qui a juste envie de se faire plaisir, et que le fait que j’ai une soumise comme femme rendait les choses impossibles à son humble avis. En tant que Maîtresse, elle ne souhaitait pas s’embarrasser de ma soumise, ni que ce soit une contrainte. Me demandant alors ce que je pensais faire de cette relation. La fatigue, l’excitation également me firent commettre une erreur funeste. Je répondis que c’est vrai que c’était contraignant, mais que ce qu’elle recherchait comme esclave correspondait à ce que je rêvais depuis toujours et que je ferais en sorte de me donner les moyens de le vivre. Interloquée Isabelle me demanda si c’était jusqu’à quitter ma soumise et mes filles. Je répondis oui. Isabelle pleura de rage en lisant ma réponse. Même si elle avait beaucoup évolué ces derniers jours à échanger ainsi avec moi, me lire ainsi était insupportable. Se référant à maintes histoires que je lisais, elle comprit qu’il fallait qu’elle renverse la situation et prenne le contrôle. J’étais un minable et ne méritait aucun respect ni considération. Elle mit du temps à répondre, prenant soin de son message :
« Esclave,
A partir de maintenant considère que tu es en test pour venir ramper à mes pieds et vivre la vie misérable que tu mérites. J’avoue n’avoir que dégoût pour tout ce que tu as pu faire de ta vie, toutes ces personnes que tu as trompées. Tout comme ton physique qui est tout rempli de fatuité et de suffisance, et de gras. Si je te prends, ce sera pour venger toutes ces femmes, sache alors que ta vie ne sera que contrainte et souffrance, ce que tu cherches me dis tu ? Tu n’auras aucun contrôle et tu perdras tout, y compris ton identité. Tu ne mérites aucune pitié, et tu le sais parfaitement.
Je veux que dorénavant tu m’envoies un message au moins toutes les heures, jour et nuit, me parlant de toi, de tes pensées, de ton excitation, de ton désir. Interdiction de te toucher le sexe, mais j’avoue ne pas avoir confiance en toi pour cela. Tu iras sur le site de la cage de chasteté et tu t’en commandes une en métal, modèle chili. La longueur réduite de deux centimètres, et toutes les autres mesures au plus juste. Tu prends les pointes de discipline. Tu te débrouille comme tu veux, la commande doit partir dans la journée, tu m’en feras une copie, et tu dois la recevoir d’ici une semaine. Propose de payer ce qu’il faut pour cela, pour passer devant la liste d’attente. Inutile de te dire que la moindre désobéissance me fera disparaître, mais aussi envoyer une copie de tous tes mails à ta soumise. Laisse-moi d’ailleurs tes différents mots de passe mail ou sur les chats. N’oublie rien d’important, je serais intraitable. Si tu me résistes je te détruirai.
Pour demain soir 23h, je veux que tu m’envoies une photo de tes cuisses marquées chacune de 10 traces de badine. Je veux pouvoir les compter sur la photo. Pas de photoshop, mais de vrais et grands coups. Je ne sais pas comment tu vas te débrouiller, et je m’en moque.
Je vais me coucher, mais pas toi. Tu vas faire la photo demandée, et je veux que tu m’envoies un message toutes les 10 minutes jusqu’à quatre heures du matin, puis un toutes les heures comme tu devras le faire. Le moindre manquement provoquera une punition.
Noir Désir »
Instant de panique, elle est rentrée dans le vif du sujet. Ce que je lis me glace d’effroi, je me demande comment je vais faire. Pas du tout si je vais le faire, c’est une évidence. Un message toutes les 10 minutes, cela ne me laisse pas le temps de faire quoi que ce soit. Je tremble de fébrilité, d’envie, de peur, je suis perdu, épuisé déjà. Je rentre à pas de loup dans notre chambre, Isabelle dort, enfin elle me donne cette impression, et je prends la canne dans notre coffre à rangement, pour me faire les marques. Je ne me suis jamais battu moi-même, c’est assez bizarre. Je n’ai que le temps de sortir de la chambre pour envoyer un nouveau message à Noir Désir. Puis je me précipite dans la salle de bain, je suis déjà nu. Je prends la canne et me frappe violemment la cuisse, sachant qu’il faut viser au-delà de la chair pour sur le coup porte. La douleur est terrible, je manque hurler, je pense que la marque sera belle. Cela aurait du me rendre ma lucidité, mais au contraire cela ne fait qu’allumer mon masochisme. Je me fais un honneur de frapper aussi fort les 19 autres coups, espérant que la photo rendra bien compte de mes chairs gonflés. Je ne réalise qu’après que je suis toujours en slip ou nu dans la maison et qu’Isabelle ne pourra manquer de voir mes marques ! Il me faudra absolument penser à mettre un pantalon pendant quelques jours. C’est humiliant, pourtant mon sexe est dur comme l’acier, je prends bien soin de ne pas le toucher. Nouveau message pour lui décrire mon état d’esprit, l’expression de mon masochisme, ma hâte d’être bien encagé et ainsi à sa disposition. J’envoie les photos, elles sont très réussies, je suis bêtement fier de moi. Il est deux heures du matin, il me reste encore deux heures pour essayer d’avoir un peu de sommeil ensuite. Quand je me lève à neuf heures, je suis un zombie, Isabelle me fait remarquer mes yeux rouges et me demande si tout va bien. Je la sens inquiète, je la rassure, reste au lit malgré mon envie d’uriner, ne voulant pas prendre le risque qu’elle voit les marques. Toutes les heures j’envoie un message, qui m’ancre chaque fois un peu plus dans mon désir d’extrême, je mets des mots que je regretterai plus tard, sur mon désir d’un dressage de folie, d’une vie de contraintes et souffrances continues.
L’achat de la cage de chasteté se révèle plus ardu que prévu. Si je trouve bien le modèle et me débrouille pour prendre mes mesures, je passe ma commande en suivant les exigences, soit une cage très ajustée mais trop courte avec des pointes de discipline. La difficulté c’est que le délai annoncé est de six semaines. Il me faut discuter longuement avec le responsable qui est inflexible, et j’en suis réduit à lui payer une cage cinq fois son prix normal pour qu’il accepte de me la faire rapidement. Il me dit qu’il va la faire là et me l’enverra demain. Je tiens bien entendu mon interlocutrice au courant et la fatigue me maintient dans un état de fébrilité extrême, attendant 23h avec plein de désirs mais aussi plein de peurs : est-ce que je tiendrai les prochaines étapes ? Jamais je n’ai été aussi impitoyable avec une soumise ! A 23h j’ai l’agréable surprise de trouver un email de s part. Mon sourire niais se fige quand je réalise qu’il s’agit d’une photo de mes cuisses, retravaillées avec un cadrage strict. Je remarque tout de suite que le mail m’a été envoyé mais aussi à Isabelle en copie ! Le sans monte à ma tête, je suis dans un état de panique. Je me dis que ce n’est pas possible. Comment pourrait-elle connaître son adresse, elle ne connaît que son prénom. Enfin je crois. La fatigue me fait divaguer, ai-je commis une erreur ? J’angoisse et mes doigts tremblant je lui envoie un simple message pourquoi ? La réponse arrive instantanément. Je dois dorénavant construire mes messages avec un en-tête, Madame, un corps et une signature. Et l’appeler Madame à toutes les phrases. Je reformule mon message comme demandé, lui demandant pourquoi elle a envoyé un email à ma soumise ?
« Je t’ai dit que je ne tolérai aucun manquement. Là c’est juste un avertissement, elle pourrait ne pas deviner que ce sont tes cuisses, même si ce mail va beaucoup l’intriguer.
Je t’avais demandé tous tes mots de passe, et je n’ai rien reçu.
Tu as une heure esclave »
C’est la totale panique. Si je lui donne tous les mots de passe alors je serais incroyablement vulnérable, elle aura accès à tout de ma vie, et un pouvoir de destruction sans merci. Le plus simple est de réveiller Isabelle et de tout lui raconter. Et d’arrêter cette aventure. Qui m’excite tant. Et je dois l’avouer que c’est ce que je désire depuis mon plus jeune âge. Je risque d’être broyé, mais qu’importe au fond. J’envoie mes informations principales, surtout mes mails personnels. J’hésite pour les choses plus sensibles comme mes comptes en banque, c’est vraiment trop risqué, en même temps ils sont pas mal protégés. Je me décide à les mettre. Je prends un gros risque mais je suis certain que ce n’est pas très impactant. Impossible de les vider comme cela, il faut que ce soit moi qui le fasse, ou alors cela prendrait beaucoup de temps. Je lui mets aussi mes numéros de carte bancaire, j’en ai trois. Bien entendu mes codes pour les messageries. L’heure est presque passée, une dernière hésitation, j’envoie le message. Et je le regrette déjà. Rien ne se passe. Je me demande si je vais sur mes comptes changer rapidement tous les mots de passe quand une réponse arrive :
« Ma petite chienne,
Je suis impressionnée, tu dis donc vrai, tu es cette merde que tu décris.
Réalises-tu que je te tiens au creux de ma main, que tu ne peux plus rien faire ?
Si un seul mot de passe est modifié par ta faute, alors non seulement la relation s’arrête là, mais tout ton carnet d’adresse reçoit les photos que tu m’as envoyées ainsi que tes textes et tes récits.
Si tu désobéis, certains éléments pourraient être publiés qui seraient très gênant pour toi. Tu ne peux plus sortir de cette relation, c’est terminé. Je vais te broyer et en plus tu me remercieras
Merci pour les chaussures, j’ai commandé deux paires chez Louboutin avec ta carte, c’est ton premier cadeau !
Toujours un mail toutes les heures, je reviendrai vers toi d’ici quelques jours
Madame»
Je n’étais certainement pas moi-même car la seule phrase qui me fit réagir et paniquer fut la dernière. Comment allais je pouvoir tenir sans ce fil ? J’avais besoin de cette tension. En plus ces messages toutes les heures m’épuisaient. Par la suite les autres informations du mail nourrirent toutes mes angoisses. Je surveillais mes comptes, mais seul le débit de 2000 € quand même des chaussures ne vint les impacter. J’étais du coup complètement rassuré sur mon interlocutrice, et encore plus en manque. Mes messages horaires étaient de plus en plus extrêmes dans mes promesses, mes désirs, mes délires.
Isabelle pour sa part avait complètement basculé après cette terrible déconvenue d’apprendre que j’étais prêt à la sacrifier. Il ne pouvait plus y avoir de doutes, après avoir communiqué à une inconnue toutes ces informations, elle n’en revenait pas, surtout me connaissant. N’étant pas vénale, l’ouverture de mes comptes étaient surtout un moyen de pression sur moi. Mais se faire un petit plaisir avec des chaussures, sa passion, était une juste rémunération. Pour commencer. Elle réalisait au travers de ses récits qu’il lui faudrait prendre le contrôle aussi de ma fortune. Cela l’angoissait un peu, c’était beaucoup d’argent et de responsabilité, mais je ne devais rien avoir à moi, plus un compte, plus un euro, plus même un appartement. Sans s’en rendre vraiment compte, le plan de sa vie future prenait vie, comme si je lui avais servi avec mes récits si fous et délirants. Sans doute allais-je le regretter, mais elle non, elle se le jura. Méthodique, elle prit un cahier pour rédiger toutes ses réflexions. Une page était consacrée à l’isolement financier, une autre à l’isolement familial et social, une au conditionnement, une aux règles qu’elle imaginait. Elle passa les prochains jours à remplir le cahier de ses réflexions, se nourrissant aussi beaucoup de ce livre que j’avais acheté, de mes écrits et de mes lectures. Elle aurait aimé élaborer cela avec un alter ego, mais j’aurais été le seul qu’elle aurait pu accepter, et bien entendu, c’était du passé. Ses orgasmes étaient de plus en plus profonds et rapides. L’idée que je n’aurais plus jamais le droit de jouir la faisait partir comme jamais, lui donnant envie de m’écraser plus encore. Dommage que je ne sois plus tout jeune, l’idée de me prostituer n’était pas très crédible, cela aurait pu être excitant aussi. Chaque fantasme qu’elle avait était consigné, elle avait besoin de mettre tout cela noir sur blanc pour élaborer la vision de la vie qu’elle voulait mener. Et c’est au bout d’une semaine de cette effervescence, rythmée par des messages de plus en plus fous de ma part qu’elle accepta enfin d’écrire la vie qu’elle voulait vivre. L’écrire lui provoqua un orgasme qui, s’il n’était pas le plus foudroyant, resta le seul de sa vie où elle ne s’était pas même touchée. Il était temps de passer au concret, elle voyait Philippe dépérir et devenir de plus en plus agressif. Ce qui faisait un vrai contraste avec elle, de plus en plus sereine, acceptant cette facette de sa personnalité, que, par timidité, elle n’avait jamais exprimé. C’est avec une certaine anxiété qu’elle abordait la suite de ce jeu qui était devenu très réel.
A suivre dès demain...
PARTIE 1
je serais incapable de dire quand tout a basculé. Je n’avais pas du tout conscience de perdre le contrôle, et ce sans doute très en amont, avant même que je ne réalise que la situation devenait compliquée et échappait à mon contrôle. Cela va paraître curieux, mais je suis même incapable de savoir quand nous sommes, ayant perdu toute mesure du temps qui s’écoule, n’ayant plus aucun repère : je n’ai plus touché à un ordinateur depuis des années, tout comme un téléphone. Je ne regarde jamais la télévision ou n’écoute la radio. Même si j’entends souvent leur son, mon esprit n’arrive pas à saisir la moindre information. Je suis en effet exclusivement tourné vers ma Maîtresse, et rien d’autre ne peut pénétrer mon cerveau épuisé par le manque de sommeil, les souffrances permanentes, et un dressage dont le seul souvenir me glace d’effroi. Je vis dans une fébrilité permanente, accrue dès que j’entends, lis ou vois ma Propriétaire, ne pouvant alors faire rien d’autre que me jeter à Ses pieds, tremblant de tous mes membres. Ne récoltant alors aucun égard, ce qui me rassure sur le fait de ne pas lui avoir déplu ou désobéi d’une quelconque manière. Car je ne contrôle plus rien de ma vie, ni de ma relation, sans que je ne l’ait réellement voulu. Je ne saurais même dire aujourd’hui si j’en suis heureux, comblé, ou au contraire que je regrette. Je n’ai plus ce luxe de me poser de question, en fait plus l’énergie, je suis juste épuisé, stressé et en perte d’équilibre permanent. J’ai compris qu’il n’y avait plus rien à faire et me laisser aller même si j’ignore totalement où je vais finir.
Nous nous sommes rencontrés il y a plusieurs années, elle ma cadette de plus de 20 ans, soumise et recherchant la protection d’un homme puissant et aisé, ce que j’étais. Nous avions longuement échangé sur Internet et notre rencontre fut un vrai coup de foudre. Elle, petite, très brune avec une peau blanche, douce et d’une sensualité à fleur de peau, de magnifiques fesses rondes, une poitrine un peu petite, mais je m’empressais de lui imposer une chirurgie esthétique ce qui la rendit encore plus irrésistible et sexy. Elle était brillante, intelligente et nous nous entendions à merveille. Notre relation était certes SM mais au fond assez calme, car après bien des années à dominer, j’étais un peu arrivé avec elle à la fin de ma quête. Je sentais en elle une capacité à s’offrir et à s’abandonner qui me comblait. De son côté, si elle appréciait la tension sexuelle et l’adrénaline dans les relations sexuelles, elle appréciait que la relation de domination soumission soit plutôt light par ailleurs. Notre relation était douce, harmonieuse, mais avec des jeux et des situations qui pouvaient être diaboliquement excitantes. Elle m’avait d’ailleurs ouvert à d’autres dimensions, comme l’humiliation, ou les jeux d’infantilisation. En tant que dominateur, j’ai toujours été très à l’écoute de mes soumises, et même si dans le discours je passe pour impitoyable, dans les faits j’ai toujours été au service de leur plaisir. Pour la première fois de ma vie, je ne sentais pas le besoin d’aller chercher d’autres femmes soumises pour pimenter ma vie. Toutes me paraissaient fades à côté d’Isabelle, j’avais trouvé mon graal. Au contraire, je revenais aux premiers émois de ma vie sexuelle en dialoguant régulièrement avec des femmes dominatrices. Bien entendu, Isabelle n’était pas au courant, non que je me cache particulièrement, mais cela l’aurait sans doute trop déstabilisée. Et puis c’était innocent, je n’avais pas du tout l’idée de quoi que ce soir derrière. Ces situations m’excitaient fortement, tout comme les récits de maris dressés ou cocus, et j’en écrivais même quelques unes, parmi les plus violentes et extrêmes.
C’est vrai que jeune mes penchants s’étaient d’abord exprimés dans un certain masochisme et dans la recherche d’une femme dominatrice qui me prendrait sous son aile. J’avais quelques livres de Marika Moreski qui me troublaient énormément, ainsi que des revues spécialisées achetées dans des sex shop. Ces images et récits me provoquaient un émoi que je contrôlais à peine. Mais j’étais bien trop impétueux, plein d’énergie et de vie pour arriver à exprimer la moindre soumission de façon constructive et très vite cette période s’est tarie et j’ai pris alors un grand plaisir à dominer, parfois maltraiter des femmes qui s’offraient à moi. Mon imagination est sans cesse en ébullition, et aucune femme n’arrivait à y répondre, alors puisque je ne pouvais me soumettre autant les soumettre et leur faire subir une petite partie des fantasmes et désirs qui m’habitaient.
Les femmes dominantes avec qui je dialoguais étaient globalement sans grand intérêt, et dans une recherche de domination très faiblement érogène et loin des extrêmes qui m’ont toujours attiré. Il y avait là une subtilité qui ne me correspondait pas trop, mais pour des dialogues cela pouvait être plaisant. Je ne cachais pas ma situation ce qui mettait souvent rapidement fin aux échanges, la situation semblant trop bizarre et surtout impossible. Il est vrai que je ne me voyais pas aller même à un simple rendez-vous. Même si je ne cachais rien, je me connectais en loucédé et j’étais persuadé qu’Isabelle n’en savait rien. Je me trompais. Non seulement elle suivait mes différents chats, mais aussi les histoires d’hommes soumis ou esclaves que je lisais et les photos que je pouvais regarder sur Internet. J’étais trop pris par ces voyages fantasmatiques pour m’apercevoir que son attitude vis-à-vis de moi avait changé peu à peu, qu’elle me regardait différemment, et que sa soumission n’était plus aussi appuyée qu’avant. Mais cela ne me dérangeait guère, adorant tout le temps que je passais avec elle quelle que soit l’ambiance. Je ne faisais rien de mal même si les fantasmes de soumission devenaient de plus en plus présents dans ma tête et lorsque nous faisions l’amour. C’était comme un pavé dans mon ventre, un désir profond et fort, qui n’avait rien à voir avec le bonheur de dominer. Bien autre chose, du domaine de l’incontrôlable. Les masturbations ne me soulageaient guère, ce désir se développait en moi, sans doute exacerbé par une situation financière qui sans être préoccupante, me stressait. J’avais beaucoup de temps à y consacrer tandis qu’Isabelle partait chaque jour travailler. Je m’amusais un peu avec nos différents gadgets et cela soulageait la tension qui était en moi.
Tout cela ne prêtait pas à conséquence, jusqu’au soir où je croisais le pseudo Noir Destin qui tout de suite m’attira. C’est surprenant comme quelques mots peuvent trouver un écho assourdissant. Le profil était sombre, on distinguait à peine des formes sur la photo, mais elles étaient excitantes, le texte invitait à une relation très poussée de soumission, abandon, y compris même de féminisation et de perte de repères, de prise en charge financière et d’un esclavage non consensuel. Curieusement j’hésitais à la contacter, je sentais quelque chose de plus sulfureux, de plus fort et réel qu’avec d’autres profils. Instinctivement, je sentais le danger mais aussi la réalité de ce profil. J’aurais été incapable de dire pourquoi. J’étais frappé par l’approche non consensuelle qui va à l’encontre de tous les principes d’une relation SM, mais que précisément je cherchais, ou plus je rêvais. Puis, après quelques heures d’hésitation, je me lançais, dans un long texte, expliquant que j’étais un dominateur mais que depuis petit je rêvais de soumission, et que je me sentais aujourd’hui près à le vivre de façon intense, à me laisser emporter par une puissance supérieure. J’avais envie de me donner les moyens d’attiser l’intérêt de cette femme et pouvoir nouer un dialogue et un échange auquel je mettrai un terme dès que cela sera nécessaire. Je me surpris à être très nerveux en attendant une hypothétique réponse, qui arriva rapidement, contenant juste un mail et me demandant ma photo ainsi qu’un cv complet. J’aurais dû penser que c’était un fake, un profil de racolage comme il y en a des milliers, mais non, cette sobriété collait parfaitement au personnage et à la situation, et était bien loin des propos lénifiants des fakes que je croisais chaque soir. Je me jetais sur mon mail, trouvais une photo de moi nu et à genoux que j’avais faite il y a quelques semaines pour ces cas là, l’envoyait, avec toute mon histoire, un peu romancée surtout du côté soumis où je m’inventais des expériences que je n’avais eues que dans la tête, ou en autopunition. Le contact était pris. Elle me demanda de prouver ma motivation en lui envoyant une photo avec son pseudo écrit sur la peau. C’était très excitant, cela rendait la relation concrète, et paradoxalement me prouvait que sa quête était totalement réelle. Je n’hésitais guère et filais à la salle de bain avec un feutre pour m’exécuter. Cela m’excitait terriblement de lui obéir ainsi. Sans doute aussi un moyen de contrôler la vérité de ma photo envoyée. Elle mit fin à l’échange pour la nuit et me dit de me reconnecter le lendemain à 23h00 précise. Me laissant sur ma faim. Et la tête à la fois remplie de désir, et frustrée de n’avoir rien sur quoi appuyer ces fantasmes fous.
Je passais la journée dans un état de tension que je n’avais pas connu depuis longtemps. Je relu des dizaines de fois le profil, interloqué par la liste des pratiques qui étaient particulièrement hard mais qui matchait incroyablement avec la mienne, rejetant toutes les pratiques soft ou vanilles pour se concentrer sur ce qu’il y a de plus sulfureux, extrême ou violent. Des pratiques qui sont vraiment exceptionnel et une approche loin des canons consensuels. Je touchais du doigt que ses pratiques non consensuelles étaient réelles et que ce n’était pas un profil pour juste jouer. C’est pourtant ce que je voulais faire avec ce profil. J’envoyais ma soumise Isabelle au lit bien avant l’heure du rendez-vous pour pouvoir me mettre dans l’état d’esprit que je souhaitais communiquer. Je ne faisais guère attention à elle et ne remarquait en rien les regards qu’elle ne cessait de me jeter. Car Isabelle était à la fois décontenancée et furieuse. Elle n’en revenait pas de la façon dont je réagissais au pseudo qu’elle avait créé pour me tester, plus que me piéger. Me voir hier me précipiter à la salle de bain pour faire la photo avec le marqueur l’avait sidérée. Elle regardait son ‘maître’ d’un nouvel œil, et se sentait curieusement trahie. Même si c’est elle qui me manipulait avec ce faux pseudo, ce que je révélais la décevait profondément. Ce n’est pas ce qu’elle souhaitait comme Maître, et me voir si fragile et vulnérable était profondément déstabilisant. Cette violence qui était en elle depuis toujours, qu’elle exsudait quand je la dominais, prenait un tour nouveau. Pour la première fois de sa vie elle ressentait l’expression de cette violence vis-à-vis d’une autre personne : moi. Elle voulut me confronter à cela toute la journée mais je n’étais pas vraiment attentif et l’heure du coucher arriva sans qu’Isabelle n’ai pu décider de ce qu’elle allait faire. La rage ne la quittait cependant pas. D’une certaine façon je décidais pour elle, envoyant à Noir destin un long mail enthousiaste marquant comme j’adorais son profil, que ses pratiques quoique extrêmes étaient celles que je préférais et que notre taux de match était proche de 100%, lui parlant de moi et de cette recherche juvénile qui avait avortée. C’était bien entendu très centré sur moi-même, mais elle ne donnait prise à aucune connaissance sur elle qui aurait permis de personnaliser mon message. Et je ne me doutais en rien qu’Isabelle s’était inspiré des récits et photos que je consultais pour aller aussi loin dans l’expression de ses pratiques. Elle avait profité de la journée pour lire un livre que j’avais récupéré en PDF, comment éduquer son mari, qui l’avait à la fois terrifiée par sa dureté et sa froideur, mais aussi convaincue de son bienfondé. L’écrivaine savait de quoi elle parlait et au fur et à mesure de la lecture Isabelle projetait de plus en plus son Maître dans le personnage de l’esclave. Le début du livre contenait un test pour savoir si on était capable d’être une bonne Maîtresse. Le résultat d’Isabelle était édifiant, elle n’était pas au niveau. Pourtant à la fin de la journée, son état d’esprit avait déjà beaucoup changé, et elle refit le test. Les résultats étaient bien différents. Quelque chose s’ouvrait en elle, une énergie et une violence qui avaient toujours été là et qu’elle tentait de canaliser depuis toujours, comme une libération. Elle était aussi perturbée par moi que par ses propres réactions.
Isabelle découvrait un tout autre personnage. Était-ce moi, une projection fantasmagorique ou juste un jeu, elle ne le savait pas et, franchement, à ce stade moi non plus. J’étais juste pris dans une fièvre d’excitation. Nous échangeâmes une partie de la nuit, le pseudo voulant tout savoir de ma vie. Les questions fusaient et en bon petit soldat je prenais soin de tout dire, ne réalisant pas à quel point je me dévoilais et me mettais à nu, donnant ainsi à Isabelle de nombreuses clés qu’elle rangeait de côté. Au fur et à mesure des messages je devais me dévoiler plus encore, répondre à de multiples questions, certaines très intimes comme par exemple sur ma relation avec mes filles, mon rapport à l’argent, l’origine de mes pulsions, les jeux que je pratiquais enfant pour me punir. C’était assez excitant de repenser à tous ces jeux que j’avais pu pratiquer pour torturer mon sexe, me pénétrer le cul, m’exhiber dehors en portant les affaires de mes sœurs et bien d’autres humiliations que je m’infligeais. C’était certes puérile, et mon interlocutrice ne manquait pas de se moquer de moi, vorie parfois d’être dégoûtée. Elle me fit reprendre une à une toutes mes relations, qu’elles soient passagères ou plus suivies. Je devais me dévoiler, expliquer, décrire ; commenter mes émotions. C’était une certaine forme de catharsis. Je découvris alors que je n’avais pas tant menti que cela, ayant oublié ma première relation sm qui était en tant que soumis. Dans mes relations de domination, je dévoilais un personnage que je n’aimais pas trop. Je revendiquais un amour immodéré de la femme et pourtant me comportait bien durement avec elles. Mon interlocutrice ne manqua pas d’appuyer là où cela faisait mal, c’était à la fois humiliant et excitant. Elle me demanda si notre échange me faisait bander, et je du bien lui avouer que oui. Je n’osais lui poser la question, mais elle me répondit, à mon grand désarroi que cela la dégoûtait plutôt qu’autre chose. Elle était sincère, Isabelle découvrait une nouvelle lecture de tout ce que j’avais pu m’ouvrir à elle, sachant que j’avais toujours caché ces pratiques masochistes et ce besoin de soumission en moi. Elle réalisait avec ces échanges que je n’étais pas la personne solide et forte que je projetais, mais un petit garçon fragile, pervers et finalement un peu minable dans sa sexualité. Sauf que cette médiocrité provoquait en elle une excitation nouvelle, son masochisme light se transformant en un sadisme qu’elle sentait bien moins light. Et une émotion vis-à-vis de moi sur laquelle elle n’arrivait pas à mettre de mots : son amour avait disparu, restait sans doute une part d’affection, mélangée avec du dégoût, mais surtout une envie de m’écraser, de me piétiner qui germait de façon autonome loi de ce désir d’expiation que j’exprimais. Désir dont elle percevait bien l’origine familiale mais dont elle se moquait, je n’avais qu’à faire le travail pour dépasser cette origine, ce que je n’avais visiblement pas fait !
Elle me fit exprimer les fantasmes qui m’occupaient l’esprit, ce dont je rêvais. Je parlais aussi bien d’humiliations très sévères, en particulier d’être cocufié, nié dans ma virilité, mais aussi le fait d’être battu et atrocement traité, ou bien féminisé pour être réduit à rien, transformé physiquement, sans aucune autonomie. Avec réticence mais me disant que cela ne prêtait pas à risque, je lui décris aussi ce fantasme que ma Maîtresse prenne possession de tous mes biens, que je ne possède plus rien et devienne alors totalement dépendant à elle, n’ayant aucune autre alternative. J’avouais que ces fantasmes me faisaient bien plus jouir que toute autre image et que je les avais quand je faisais l’amour avec ma soumise. Je me sentais honteux et le retour fut violent. Je reçu un message de mépris et d’injure qui me rendit très honteux. Isabelle se lâcha en imaginant tout ce que je fantasmais en la prenant, et me traita d’irrespectueux de la gent féminine et que je ne méritais pas de posséder une femme, que je ne méritais de ne rien posséder, et que je ne valais guère mieux qu’un chien. Je tentais de lui dire que les fantasmes n’étaient pas tromper, mais, bien entendu, ce n’était pas du tout son avis, et le mot trahison devint une évidence de plus en plus grande pour Isabelle qui avait du mal à masquer sa colère noire, tandis que j’étais à deux pièces d’elle, dévoilant à une pseudo inconnue, les tréfonds de ma personnalité qu’elle ne connaissait pas. M’aurait-elle accepté ainsi, moi je ne le pensais pas, mais sans doute aurait-elle pu le comprendre et l’accepter. Ceci étant je n’en avais pas une conscience aussi développée avant de commencer ce dialogue : me sentir ainsi écouté profondément, et sans risque apparent, faisait que je me dévoilais comme jamais. Mais se découvrir ainsi était révoltant. Il était quatre heures du matin, temps de mettre fin à cette première nuit de confession. Isabelle envoya un dernier message, m’interdisant tout contact sexuel avec ma soumise, et même toute expression de ma domination vis-à-vis d’elle. Isabelle savait qu’elle ne le supporterait plus et utilisait ce début d’autorité sur moi pour ainsi se prémunir. Elle devait réfléchir à ce qu’elle ferait de tout ce qu’elle découvrait. Sa vie lui plaisait énormément et elle ne souhaitait pas que tout s’effondre ainsi. D’un autre côté plus rien ne pourrait être comme avant. Mais une telle trahison, c’était inconcevable, la colère ne se calmait pas. Si encore j’étais venu lui expliquer mes pulsions et mes besoins complémentaires... D’ailleurs elle se demandait dans quelle mesure la domination était mon truc, elle découvrait un nouveau visage et une nouvelle compréhension de mes comportements, de ma domination à la fois dure mais aussi très à l’écoute et finalement très adaptée à sa personnalité. N’était-ce pas une certaine forme de soumission de ma part, lui donnant ce qu’elle exprimait qu’elle voulait. Mais cette nuit, tout cela s’était évaporé, ce n’est plus cela qu’elle voulait, elle en était certaine. Ni de moi, ni de quiconque. Les hommes la dégoutaient.
Elle me donnait rendez-vous pour la nuit prochaine, j’allais être épuisé moi qui avait besoin de mes neuf heures de sommeil ! Et exigeait que je lui envoie une copie de ma carte d’identité d’ici là. Son ordre ne souffrait pas de discussion et depuis le début je ne faisais que répondre à ses questions sans jamais en poser, sentant qu’il n’y aurait de toute façon aucune réponse. Mais là cela me fit réfléchir, c’était un cap, une étape, et surtout une sortie de l’anonymat qui ne correspondait pas trop aux us et coutumes de ce genre d’échange. J’hésitais à lui exprimer cela, j’avais peur de la perdre. Personne ne s’était autant intéressé à moi et à mon histoire de ma vie, je me sentais totalement connecté avec elle, et je perdais un peu de vue tout contrôle. Je lui souhaitais une belle nuit, me disant que j’avais le temps d’y réfléchir. Certain de ne pas le faire en me couchant à côté d’Isabelle endormie. Du moins je la croyais endormie, elle ruminait sa colère ainsi que quelque chose de nouveau en elle, une pointe d’excitation qu’elle découvrait, de prendre un certain contrôle, et de maîtriser la situation. Je mis du temps à m’endormir, très excité moi aussi par la situation, tout en me demandant comment j’allais pouvoir faire pour progresser dans cette relation avec la question de la carte d’identité en suspens. C’était très risqué mais en même temps l’adrénaline était amusante.
Isabelle était toute aussi nerveuse et pensive. Elle ne savait pas si elle espérait que je n’envoie pas ma carte d’identité et du coup mette fin à la relation, ou bien que je continue et pouvoir voir ce que j’avais vraiment dans le ventre. Elle savait simplement que plus rien ne pourrait être comme avant, se demandant si elle aurait la force de repartir à zéro dans une nouvelle relation. En même temps elle en avait plus que marre des hommes et ne se voyait pas recommencer, ni non plus prendre une vie vanille qui était mortifère pour elle. Le changement d’attitude que j’avais était une évidence, et elle fut vraiment surprise de sentir que je n’étais plus du tout dominant pendant la journée qui suivit avec elle. J’étais tellement ailleurs, perdu dans mes pensées, mes réflexions, mais aussi épuisé par cet échange. Cela confirma à Isabelle que c’était une bonne idée de me fatiguer ainsi, je perdrais ainsi toute lucidité. Et finalement j’arrivais très bien à peu dormir quand il y avait une bonne raison. En me regardant, elle réalisa d’un coup qu’elle ne m’aimait plus, mais alors plus du tout. Pas tant qu’elle voyait un étranger, au contraire, elle me sentait encore plus que jamais. Elle avait certes de l’affection ; beaucoup, mais plus jamais son cœur ne pourrait battre la chamade, cela était une illusion qui s’était dissipée ces 24 dernières heures. Cela aurait du l’attrister, mais curieusement elle se sentit libérée, d’une emprise qu’elle avait tant désirée, mais qui aujourd’hui ne lui était plus utile. Elle aussi était épuisée, mais sentit une profonde joie émerger de sa déception et de sa désillusion. Elle relu pendant la journée les différentes histoires que je lisais récemment, s’imprégnant de ces récits et de ces émotions neuves pour elle, se remplissant d’une certaine violence en repensant à tout ce qu’elle avait pu m’offrir pendant sa soumission, et finalement ne doutant plus que j’enverrai le document demandé. Elle se caressa sur un récit d’un mari cocufié par sa femme et réduit à l’état de larbin, dans un orgasme qui la laissa dévastée et surprise. Jamais lire un tel récit ne lui serait venu à l’idée et le thème lui aurait semblé incongru. Pourtant cela avait été ravageur, et elle sentit son corps faire des bonds comme jamais.
J’étais bien entendu au rendez-vous à 23h, ayant envoyé ma carte d’identité bien plus tôt dans l’après-midi. Je me sentais vulnérable, à la fois par cette carte mais aussi par la fatigue. Je remarquais tout de suite un changement de taille, mon interlocutrice se mit à me tutoyer et à exiger des majuscules quand je faisais référence à Elle. Les ordres étaient secs, c’était net et sans bavure. C’était excitant. Pendant la première heure, elle me fit décrire ce que j’aimais et recherchais, me faisant distinguer l’excitation du plaisir. J’étais en effet excité d’être battu mais sans y prendre du plaisir. C’est la première fois que je comprenais et touchais du doigt ce distinguo. Je lui avouais ainsi mon fantasme de vivre enculé en permanence, avec des plugs de plus en plus imposants, d’être battu et maltraité, de manger comme un chien, de dormir aux pieds de ma Maîtresse, de lui servir de toilette, y compris pendant ses menstrues. Elle me trouva immonde de désirer cela, non par plaisir car j’étais dégoûté, mais par excitation et une humiliation extrême. Elle me demanda si j’étais prêt à porter des marques permanentes et visibles de mon état. Dans l’excitation, mon sexe dur comme de l’acier, j’acquiesçais. Elle me demanda pour la première fois si j’avais des questions, m’en autorisant une seule. J’hésitais longuement, puis je lui demandais si elle pensait sérieusement qu’elle pourrait m’accepter comme esclave ? Isabelle fut surprise de cette question, qui allait bien au-delà du fantasme. Je semblais terriblement fébrile d’un coup et surtout très sérieux. Elle perçu très clairement que j’avais basculé bien plus vite que moi, que le jeu m’échappait et qu’elle avait toutes les cartes en main. Elle voulut d’abord répondre simplement oui pour continuer à me tester, mais, perversement, préféra me mettre sous pression en répondant qu’elle n’était pas encore convaincue, que je ressemblais à un souminateur qui a juste envie de se faire plaisir, et que le fait que j’ai une soumise comme femme rendait les choses impossibles à son humble avis. En tant que Maîtresse, elle ne souhaitait pas s’embarrasser de ma soumise, ni que ce soit une contrainte. Me demandant alors ce que je pensais faire de cette relation. La fatigue, l’excitation également me firent commettre une erreur funeste. Je répondis que c’est vrai que c’était contraignant, mais que ce qu’elle recherchait comme esclave correspondait à ce que je rêvais depuis toujours et que je ferais en sorte de me donner les moyens de le vivre. Interloquée Isabelle me demanda si c’était jusqu’à quitter ma soumise et mes filles. Je répondis oui. Isabelle pleura de rage en lisant ma réponse. Même si elle avait beaucoup évolué ces derniers jours à échanger ainsi avec moi, me lire ainsi était insupportable. Se référant à maintes histoires que je lisais, elle comprit qu’il fallait qu’elle renverse la situation et prenne le contrôle. J’étais un minable et ne méritait aucun respect ni considération. Elle mit du temps à répondre, prenant soin de son message :
« Esclave,
A partir de maintenant considère que tu es en test pour venir ramper à mes pieds et vivre la vie misérable que tu mérites. J’avoue n’avoir que dégoût pour tout ce que tu as pu faire de ta vie, toutes ces personnes que tu as trompées. Tout comme ton physique qui est tout rempli de fatuité et de suffisance, et de gras. Si je te prends, ce sera pour venger toutes ces femmes, sache alors que ta vie ne sera que contrainte et souffrance, ce que tu cherches me dis tu ? Tu n’auras aucun contrôle et tu perdras tout, y compris ton identité. Tu ne mérites aucune pitié, et tu le sais parfaitement.
Je veux que dorénavant tu m’envoies un message au moins toutes les heures, jour et nuit, me parlant de toi, de tes pensées, de ton excitation, de ton désir. Interdiction de te toucher le sexe, mais j’avoue ne pas avoir confiance en toi pour cela. Tu iras sur le site de la cage de chasteté et tu t’en commandes une en métal, modèle chili. La longueur réduite de deux centimètres, et toutes les autres mesures au plus juste. Tu prends les pointes de discipline. Tu te débrouille comme tu veux, la commande doit partir dans la journée, tu m’en feras une copie, et tu dois la recevoir d’ici une semaine. Propose de payer ce qu’il faut pour cela, pour passer devant la liste d’attente. Inutile de te dire que la moindre désobéissance me fera disparaître, mais aussi envoyer une copie de tous tes mails à ta soumise. Laisse-moi d’ailleurs tes différents mots de passe mail ou sur les chats. N’oublie rien d’important, je serais intraitable. Si tu me résistes je te détruirai.
Pour demain soir 23h, je veux que tu m’envoies une photo de tes cuisses marquées chacune de 10 traces de badine. Je veux pouvoir les compter sur la photo. Pas de photoshop, mais de vrais et grands coups. Je ne sais pas comment tu vas te débrouiller, et je m’en moque.
Je vais me coucher, mais pas toi. Tu vas faire la photo demandée, et je veux que tu m’envoies un message toutes les 10 minutes jusqu’à quatre heures du matin, puis un toutes les heures comme tu devras le faire. Le moindre manquement provoquera une punition.
Noir Désir »
Instant de panique, elle est rentrée dans le vif du sujet. Ce que je lis me glace d’effroi, je me demande comment je vais faire. Pas du tout si je vais le faire, c’est une évidence. Un message toutes les 10 minutes, cela ne me laisse pas le temps de faire quoi que ce soit. Je tremble de fébrilité, d’envie, de peur, je suis perdu, épuisé déjà. Je rentre à pas de loup dans notre chambre, Isabelle dort, enfin elle me donne cette impression, et je prends la canne dans notre coffre à rangement, pour me faire les marques. Je ne me suis jamais battu moi-même, c’est assez bizarre. Je n’ai que le temps de sortir de la chambre pour envoyer un nouveau message à Noir Désir. Puis je me précipite dans la salle de bain, je suis déjà nu. Je prends la canne et me frappe violemment la cuisse, sachant qu’il faut viser au-delà de la chair pour sur le coup porte. La douleur est terrible, je manque hurler, je pense que la marque sera belle. Cela aurait du me rendre ma lucidité, mais au contraire cela ne fait qu’allumer mon masochisme. Je me fais un honneur de frapper aussi fort les 19 autres coups, espérant que la photo rendra bien compte de mes chairs gonflés. Je ne réalise qu’après que je suis toujours en slip ou nu dans la maison et qu’Isabelle ne pourra manquer de voir mes marques ! Il me faudra absolument penser à mettre un pantalon pendant quelques jours. C’est humiliant, pourtant mon sexe est dur comme l’acier, je prends bien soin de ne pas le toucher. Nouveau message pour lui décrire mon état d’esprit, l’expression de mon masochisme, ma hâte d’être bien encagé et ainsi à sa disposition. J’envoie les photos, elles sont très réussies, je suis bêtement fier de moi. Il est deux heures du matin, il me reste encore deux heures pour essayer d’avoir un peu de sommeil ensuite. Quand je me lève à neuf heures, je suis un zombie, Isabelle me fait remarquer mes yeux rouges et me demande si tout va bien. Je la sens inquiète, je la rassure, reste au lit malgré mon envie d’uriner, ne voulant pas prendre le risque qu’elle voit les marques. Toutes les heures j’envoie un message, qui m’ancre chaque fois un peu plus dans mon désir d’extrême, je mets des mots que je regretterai plus tard, sur mon désir d’un dressage de folie, d’une vie de contraintes et souffrances continues.
L’achat de la cage de chasteté se révèle plus ardu que prévu. Si je trouve bien le modèle et me débrouille pour prendre mes mesures, je passe ma commande en suivant les exigences, soit une cage très ajustée mais trop courte avec des pointes de discipline. La difficulté c’est que le délai annoncé est de six semaines. Il me faut discuter longuement avec le responsable qui est inflexible, et j’en suis réduit à lui payer une cage cinq fois son prix normal pour qu’il accepte de me la faire rapidement. Il me dit qu’il va la faire là et me l’enverra demain. Je tiens bien entendu mon interlocutrice au courant et la fatigue me maintient dans un état de fébrilité extrême, attendant 23h avec plein de désirs mais aussi plein de peurs : est-ce que je tiendrai les prochaines étapes ? Jamais je n’ai été aussi impitoyable avec une soumise ! A 23h j’ai l’agréable surprise de trouver un email de s part. Mon sourire niais se fige quand je réalise qu’il s’agit d’une photo de mes cuisses, retravaillées avec un cadrage strict. Je remarque tout de suite que le mail m’a été envoyé mais aussi à Isabelle en copie ! Le sans monte à ma tête, je suis dans un état de panique. Je me dis que ce n’est pas possible. Comment pourrait-elle connaître son adresse, elle ne connaît que son prénom. Enfin je crois. La fatigue me fait divaguer, ai-je commis une erreur ? J’angoisse et mes doigts tremblant je lui envoie un simple message pourquoi ? La réponse arrive instantanément. Je dois dorénavant construire mes messages avec un en-tête, Madame, un corps et une signature. Et l’appeler Madame à toutes les phrases. Je reformule mon message comme demandé, lui demandant pourquoi elle a envoyé un email à ma soumise ?
« Je t’ai dit que je ne tolérai aucun manquement. Là c’est juste un avertissement, elle pourrait ne pas deviner que ce sont tes cuisses, même si ce mail va beaucoup l’intriguer.
Je t’avais demandé tous tes mots de passe, et je n’ai rien reçu.
Tu as une heure esclave »
C’est la totale panique. Si je lui donne tous les mots de passe alors je serais incroyablement vulnérable, elle aura accès à tout de ma vie, et un pouvoir de destruction sans merci. Le plus simple est de réveiller Isabelle et de tout lui raconter. Et d’arrêter cette aventure. Qui m’excite tant. Et je dois l’avouer que c’est ce que je désire depuis mon plus jeune âge. Je risque d’être broyé, mais qu’importe au fond. J’envoie mes informations principales, surtout mes mails personnels. J’hésite pour les choses plus sensibles comme mes comptes en banque, c’est vraiment trop risqué, en même temps ils sont pas mal protégés. Je me décide à les mettre. Je prends un gros risque mais je suis certain que ce n’est pas très impactant. Impossible de les vider comme cela, il faut que ce soit moi qui le fasse, ou alors cela prendrait beaucoup de temps. Je lui mets aussi mes numéros de carte bancaire, j’en ai trois. Bien entendu mes codes pour les messageries. L’heure est presque passée, une dernière hésitation, j’envoie le message. Et je le regrette déjà. Rien ne se passe. Je me demande si je vais sur mes comptes changer rapidement tous les mots de passe quand une réponse arrive :
« Ma petite chienne,
Je suis impressionnée, tu dis donc vrai, tu es cette merde que tu décris.
Réalises-tu que je te tiens au creux de ma main, que tu ne peux plus rien faire ?
Si un seul mot de passe est modifié par ta faute, alors non seulement la relation s’arrête là, mais tout ton carnet d’adresse reçoit les photos que tu m’as envoyées ainsi que tes textes et tes récits.
Si tu désobéis, certains éléments pourraient être publiés qui seraient très gênant pour toi. Tu ne peux plus sortir de cette relation, c’est terminé. Je vais te broyer et en plus tu me remercieras
Merci pour les chaussures, j’ai commandé deux paires chez Louboutin avec ta carte, c’est ton premier cadeau !
Toujours un mail toutes les heures, je reviendrai vers toi d’ici quelques jours
Madame»
Je n’étais certainement pas moi-même car la seule phrase qui me fit réagir et paniquer fut la dernière. Comment allais je pouvoir tenir sans ce fil ? J’avais besoin de cette tension. En plus ces messages toutes les heures m’épuisaient. Par la suite les autres informations du mail nourrirent toutes mes angoisses. Je surveillais mes comptes, mais seul le débit de 2000 € quand même des chaussures ne vint les impacter. J’étais du coup complètement rassuré sur mon interlocutrice, et encore plus en manque. Mes messages horaires étaient de plus en plus extrêmes dans mes promesses, mes désirs, mes délires.
Isabelle pour sa part avait complètement basculé après cette terrible déconvenue d’apprendre que j’étais prêt à la sacrifier. Il ne pouvait plus y avoir de doutes, après avoir communiqué à une inconnue toutes ces informations, elle n’en revenait pas, surtout me connaissant. N’étant pas vénale, l’ouverture de mes comptes étaient surtout un moyen de pression sur moi. Mais se faire un petit plaisir avec des chaussures, sa passion, était une juste rémunération. Pour commencer. Elle réalisait au travers de ses récits qu’il lui faudrait prendre le contrôle aussi de ma fortune. Cela l’angoissait un peu, c’était beaucoup d’argent et de responsabilité, mais je ne devais rien avoir à moi, plus un compte, plus un euro, plus même un appartement. Sans s’en rendre vraiment compte, le plan de sa vie future prenait vie, comme si je lui avais servi avec mes récits si fous et délirants. Sans doute allais-je le regretter, mais elle non, elle se le jura. Méthodique, elle prit un cahier pour rédiger toutes ses réflexions. Une page était consacrée à l’isolement financier, une autre à l’isolement familial et social, une au conditionnement, une aux règles qu’elle imaginait. Elle passa les prochains jours à remplir le cahier de ses réflexions, se nourrissant aussi beaucoup de ce livre que j’avais acheté, de mes écrits et de mes lectures. Elle aurait aimé élaborer cela avec un alter ego, mais j’aurais été le seul qu’elle aurait pu accepter, et bien entendu, c’était du passé. Ses orgasmes étaient de plus en plus profonds et rapides. L’idée que je n’aurais plus jamais le droit de jouir la faisait partir comme jamais, lui donnant envie de m’écraser plus encore. Dommage que je ne sois plus tout jeune, l’idée de me prostituer n’était pas très crédible, cela aurait pu être excitant aussi. Chaque fantasme qu’elle avait était consigné, elle avait besoin de mettre tout cela noir sur blanc pour élaborer la vision de la vie qu’elle voulait mener. Et c’est au bout d’une semaine de cette effervescence, rythmée par des messages de plus en plus fous de ma part qu’elle accepta enfin d’écrire la vie qu’elle voulait vivre. L’écrire lui provoqua un orgasme qui, s’il n’était pas le plus foudroyant, resta le seul de sa vie où elle ne s’était pas même touchée. Il était temps de passer au concret, elle voyait Philippe dépérir et devenir de plus en plus agressif. Ce qui faisait un vrai contraste avec elle, de plus en plus sereine, acceptant cette facette de sa personnalité, que, par timidité, elle n’avait jamais exprimé. C’est avec une certaine anxiété qu’elle abordait la suite de ce jeu qui était devenu très réel.
A suivre dès demain...
dimanche 17 février 2019
LA PUNITION DE QUENTIN (PARTIE 44)
Apres avoir été tres occupé les mises a jour vont redevenir plus reguliere. On redemarre avec un nouvel épisode des malheurs de Cathy.
PARTIE 44
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